Court Curriculum de Yves Kodratoff

 

Je suis un scientifique qui a passé 45 ans de sa vie comme chercheur au CNRS. L’habitude de la recherche, au lieu de scléroser ma façon de penser, m’a plutôt incité à ne pas craindre les attitudes non conventionnelles. J’explique cette prise de position par une confiance, peut-être un peu trop forte, en ma capacité à savoir faire la différence entre une pensée non conventionnelle encore raisonnablement cohérente et celles qui commencent à tenir de délire. Dès le début des années 70, j’ai rejoint ceux qui se lançaient dans l’écologie et les médecines alternatives et très tôt, les faits m’ont montré que l’attitude des scientifiques à l’époque, c’est-à-dire leur soutien majoritaire au système de pensée existant, était précisément opposé à ce que nous apprend la Science.

J’ai alors fait diverses autres expériences hors de la science officielle mais elles ne m’ont pas vraiment convaincu. Cependant, lorsque quand j’ai découvert le shiatsu, puis le chamanisme, puis les runes et la mythologie germanique du Nord, je n’ai pas hésité à fouiller en dehors de la rationalité scientifique pour explorer ces domaines d’un monde moins visible et plus sensible mais qui a sa logique propre propre fondée sur des prémisses différentes de celles de la pensée scientifique.

J’ai bien entendu mené cette exploration en vivant diverses expériences à la limite, et même au-delà, de la rationalité mais sans utiliser un autre type de ‘drogue’ que la méditation, la danse et le chant. Cependant,  ma formation scientifique m’a conduit à toujours comparer mon vécu personnel au vécu probable des créateurs des mythes qui m’inspirent,  tout en leur associant une recherche obstinée des textes contenant leurs sources originales.

C'est ainsi que j'ai procédé

·         dans mon approche du chamanisme, suivez ce lien    ou bien (lien direct)

·         dans mon approche des runes et des textes poétiques (en particulier l’Edda poétique) rédigés en Vieux Norrois, suivez ce lien

 

Mon effort actuel porte essentiellement sur deux points. Le premier est une recherche sur la façon de ressentir dans son corps, et non pas dans sa tête, le pouvoir des runes, en les dansant et en les chantant. Le second est une ‘reconstruction’ du sens du grand poème eddique appelé Hávamál (le Dit du Haut). Pour en savoir plus, cliquez  sur ce lien