AURAICEPT NA N-ÉCES
LE MANUEL DES LETTRÉS
CE SONT LES TEXTES DE
DANS LE LIVRE DE BALLYMOTE ET LE LIVRE JAUNE
DE LECAN, ET LES TEXTES DU TREFHOCUL CONTENUS
DANS LE LIVRE DE LEINSTER
ÉDITÉS À PARTIR DE
HUIT MANUSCRITS, AVEC UNE INTRODUCTION, UNE TRADUCTION
DU TEXTE DU BALLYMOTE, DES NOTES et DES INDEX
PAR
GEORGE CALDER, B.D.
Lecteur [‘maître de conférence’] en Celtique,
Université de Glasgow
31 GEORGE IV. BRIDGE
1917
[La préface a été omise ici, ainsi que le texte
original en Irlandais, excepté les poèmes que je vous fournis avec un
vocabulaire partiel afin que vous compreniez pourquoi ma traduction diffère de
celle de Calder.
Les références donnant la place dans les manuscrits qui sont en tête du texte irlandais ont été conservées.]
[Notez que l’oeuvre de Calder comprend
six parties.
son introduction que j’ai
partiellement traduite.
la collation en Irlandais
(principalement moyen mais aussi parfois ancien) et la traduction en Anglais de
l’auraicept des versions du ‘Book of Ballymote’ contenus dans les manuscrits B
er E.
la collation en Irlandais
de l’auraicept du ‘Yellow Book of Lecan’ et du ‘manuscrit Egerton’
la collation en Irlandais
du Trefhocul contenu dans les manuscrits LL et HM
la collation du ‘De Duilib
Feda’ contenu dans BB et LL
la collation et la
traduction en Anglais du ‘Ogam’ contenu dans BB.]
AURAICEPT NA N-ÉCES
MSS. TRANSCRITS OU COLLATIONNÉS
PREMIÈRE FAMILLE (Textes courts)
BB. B. Livre de Ballymote (308 β 44-333) 14ème siècle, R.I.A. [Royal Irish Academy]
E. MS. I., Advocates Library,
L. Livre de Lecan, R.I.A.
M. HM. Livre de Hy Maine (Trefhocul, avec des exemples), R.I.A.
B, E, L contiennent le poème mnémonique mais pas le Trefhocul.
SECONDE FAMILLE (Textes longs)
YBL. Yellow Livre de Lecan (219 α 23-241 β 13). T.C.D. [Trinity College Dublin]
Eg. Egerton, 88 (63 1 β 26-761 α 41), British Museum.
YBL, Eg. ne contiennent pas le poème
mnémonique ni le Trefhocul.
T. H.4.22 (pp. 159-207) T.C.D. Ce MS. est
intermédiaire entre la première et la seconde famille. Il ne contient ni le Trefhocul ni le
poème mnémonique, mais il présente un poème d’environ 200 strophes sur
l’histoire biblique ancienne.
LL. xii. siècle, T.C.D. Le Trefhocul avec des
exemples.
Ed. MS. vii. ii β 1-39, Advocates Library, le début d’un glossaire de l’Auraicept qui ressemble beaucoup au glossaire de Lecan.
[Mes commentaires sont entre crochets et
en fonte Times 8 sauf les traductions depuis le Latin et l’Allemand qui sont en
fonte 10. Les commentaires dans les commentaires sont en fonte 8 et italiques]
[Les parties dont la traduction a été
remise à plus tard sont indiquées par un ***]
AUTORITÉS CITÉES OU AUXQUELLES IL EST FAIT RÉFÉRENCE
[Non transcrit ici]
INTRODUCTION [de Calder]
Voir le texte sous ce titre
AURAICEPT
BB. 314 α 16 E. 19 β 14
LE MANUEL
Incipit [ici commence – en Latin] le premier manuel des Poètes, c. à d., eraicept, le début des leçons, car chaque début est er. C’est le début de quoi? Pas difficile. En quoi est-ce un début. Pas difficile. C’est le début de la sélection de ce qui a été choisi dans le Gaélique car c’est le début de ce qui a été inventé par Fenius après l’arrivée depuis l’étranger d’une école de langages, chaque sonorité cachée qui existait dans chaque langue a été introduite dans le Gaélique et ceci explique pourquoi c’est le plus compréhensible des langages. Er est alors toute sorte de début, car c’était le début pour les poètes, que chaque sonorité cachée doive arriver au début, à savoir, le Beithe Luis de l’Ogham du fait de son obscurité.
Question, pourquoi peut-on dire du Gaélique qu’il soit un langage choisi? Pas difficile. Parce qu’il a été choisi à partir de chaque langage; et du fait que chaque sonorité cachée [obscure] de chaque langage a trouvé sa place dans le Gaélique du fait de sa compréhensibilité supérieure à tout autre langue. Question, alors, le Gaélique n’existait-il pas avant d’être choisi? Bien sûr qu’il existait, car les soixante douze langages n’existeraient pas sinon. Question, dans quel pays le Gaedel est né ? Pas difficile. En Egypte. Et à quel endroit particulier? Pas difficile. Dans la plaine de Ucca de la partie Sud-ouest de l’Egypte. Qui de l’école se rendit là-bas? Pas difficile. Gaedel, fils de Ether, fils de Toe, fils de Baracham, un Grec Scythe. Question, qu’a-t-il rapporté de là-bas? Pas difficile. Il a apporté tout, sauf ce que les poètes ont ajouté pour le rendre plus obscur après qu’il eut rejoint Fenius.
BB. 314 β 8 AURAICEPT E. 19 β 33
Question, lequel des soixante douze langages a été publié le
premier par Fenius? Pas difficile. L’Irlandais ... car c’est celui qu’il
préférait parmi ceux de son école, et dans lequel il a été élevé, et c’était le
plus jeune des langages de son école, et du fait de sa meilleure
compréhensibilité par rapport à tout autre langue, c’était le premier langage
qui a été apporté depuis
BB. 315 α 8 AURAICEPT E. 20 α 6
ici mais à l’ensemble de la philosophie, de la grammaire, de la dialectique, et de la versification; comme dit le poète:
[Original irlandais]
Foglaim, feallsamnacht is fas,
Legeand, gramadach, is gluas,
Litirdheacht leir ocus rim
Is beg a mbrig for nimh thuas.
[Traduction de Calder]
La connaissance
et la philosophie sont vaines,
Lecture,
grammaire et commentaires,
Littérature
assidue et versification,
Faible est leur
service dans les cieux là haut.
Question, le Gaélique n’est-il pas philosophie ? Pas difficile. (Non) bien sûr, excepté quelques auteurs mineurs vers la fin du monde qui cherchent à se distinguer des auteurs anciens : ou bien c’est le langage de ce monde et de la philosophie vaine, nommément, l’hérésie et l’incroyance que chacun a montré contre la vérité, divine et humaine, et voilà le sens de ‘grossier face à Dieu’.
Quel est la place, le temps, la personne, et la cause du fait que le Manuel ait été écrit? Les quatre n’ont pas une place, car comme dit le poète: Ce qui est en premier est le dernier, et ce qui est en dernier est le premier, à savoir que ce qui est en premier dans l’ordre du livre a été inventé en dernier; à savoir, le livre de Cennfaeladh, fils de Oilill. Pour ce qui est de la place, du temps, de la personne, et de la cause du livre de Cennfaeladh: sa place : Derry Luran, son temps : le temps de Domnall, fils de Aed, fils de Ainmire. Sa personne : Cennfaeladh fils de Oilill; la cause du fait qu’il ait été écrit, c’est que son ‘cerveau de l’oubli’ ait été éjecté de la tête de Cennfaeladh durant la bataille de Moira. Quatre événements glorieux de cette bataille: Déroute de Conghal dans son mensonge face à Domnall dans sa vérité; et Suibne dans sa folie, mais du fait de la quantité de poèmes qu’il a produits; l’Écossais emportant l’Irlandais sur mer sans être remarqué, Dubh Diadh était son nom; et son ‘cerveau de l’oubli’ éjecté de la tête de Cennfaeladh, de part la quantité de poésie, de mots, et de lecture qu’il avait accumulé.
Maintenant les auteurs du Gaël disent: Pourquoi a-t-il dit que les auteurs qui sont venus avant lui ‘disent’ ? Car
BB. 315 α 39 AURAICEPT E. 20 α 29
c’est Cennfaeladh qui a inventé ce livre, nommément, le Prologue du Manuel. Et les auteurs du peuple Gaël, c’est à dire Fenius Farsaidh, et Iar des nombreux langages, fils de Nema. Pas difficile [2ème réponse]. Du fait de la noblesse du temps où il l’a dit, c. à d., le temps présent, car il utilise le temps présent pour tous les temps: ut dixit: Praesens tempus pro omnibus temporibus ponitur, [ainsi dit-il (ut dixit): le temps présent est placé pour tous les temps – Note: je ne retraduirai plus ‘ut dixit’, ni les textes latins traduits sans ambiguïté par l’auteur du texte irlandais, ni les ut dicitur (ainsi dit-on) rencontrés ensuite] c. à d., le temps présent est mis pour tous les temps. Comment est-ce possible ? parce qu’il dit d’un mot fait de deux syllabes qu’elles ne sont pas prononcées en même temps, ut dicitur, lego [contenant les deux syllabes : ‘le’ et ‘go’], je lis, quando dicis le - futurum est - go [quando dicis - go] praeteritum est le - c. à d., quand tu prononces la première syllabe, la dernière syllabe est le futur pour toi, et (quand tu dis la dernière,) la première syllabe est prétérit [passé] pour toi. C. à d. qu’il est naturel, comme disent les Latins: Tempus non dividitur sed opera nostra dividuntur, c. à d., ce n’est pas le temps qui est divisé ici mais nos actions. Cependant, dans “les Gaël disent”, Cennfaeladh ne fait pas référence aux auteurs de son propre temps. Pourquoi a-t-il placé la lettre ‘a’ en premier ici? Parce que c’est la plus ancienne des lettres et la plus noble des voyelles.
Et ceci est la raison pour laquelle la langue irlandaise (c. à d. le langage de Fenius), une réalisation merveilleuse, hors la loi, c. à d., quelque chose d’inhabituel, inhabituel par sa rareté, hors la loi par sa fierté, un essai pour atteindre le paradis en restant dans son corps mortel sans la permission de Dieu.
Ce qui est arrivé ici, c. à d., la
construction de
BB. 315 β 22 AURAICEPT E. 20 β 1
au moment où
BB. 315 β 49 AURAICEPT E. 30 β 23
puissent rejoindre le ciel dans leurs corps terrestres et
qu’ils rendent illustres leurs noms après eux, de sorte que le Roi du ciel
puisse dire au peuple du (316): Venite ut
videamus et confundamus linguas eorum, c. à d., venez que nous puissions
voir et fondre ensemble [‘confondre’:
to confound peut avoir aussi, en
Anglais formel, le sens de to mix up]
le langage de ces hommes. Le pouvoir des descendants d’Adam et leur force en construisant
Fenius Farsaidh
était le nom de leur chef, et il était un sage dans les principaux langages
même avant qu’il arrive du Nord, de
BB. 316 α 23 AURAICEPT E. 20 β 44
et du fait des mélanges en cet endroit, ils mélangèrent les
langages, ou encore c’était dû à l’inscription surmontant
C. à d. c’est
normal car Jonan n’eut aucun enfant, ou Japheth n’a pas eu ce fils lui-même, ut Hieronymus dixit.[ainsi le dit
Hieronymus] Question, quelle est la généalogie de Fenius? Pas difficile.
Farsaidh, alors, fils de Baath, fils de Magog, fils de Japheth, fils de Noé. Ou
Fenius Farsaidh, fils de Eogan, fils de White-knee, fils de White-hand, fils de
Ether, fils de Agnoman, fils de Toe, fils de Bonb, fils de Semh, fils de Mar,
fils de Ethecht, fils de Aurtecht, fils de Abodh, fils de Aoi, fils de Ara,
fils de Iara, fils de Sru, fils de Esru, fils de Boath, fils de Riafath, fils
de Gomer, fils de Japheth, fils de Noé, etc. Et de plus, Fenius est Scythe, et
eurs généalogies portent les Scythes et les Goths jusqu’à lui. Et ils étaient
tous la semence de Noé. L’Hébreu est la langue qui existait avant qu’on
commence à construire
BB. 316 α 49 AURAICEPT E. 21 α 12
selon certains, celui qu’avaient les peuples du ciel. Après que les disciples fussent revenus vers Fenius, et après avoir montré leurs voyages, à savoir, leurs déplacements et leurs travaux, à savoir, leurs études, alors ils demandèrent au sage, à savoir Fenius, de sélectionner pour eux parmi les nombreux langages, un langage que personne n’avait mais qui puisse être le leur en propre. Pour cette raison a été inventé le Langage Choisi avec ses additions supplémentaires, le Langage Irlandais, et le Langage Additionnel, et le Langage Distribué parmi les lettres principales ainsi qu’il est relaté dans le Livre des Bois [Woods peut être ici un nom propre, ce dont je doute, ou signifier ‘les bois’, voir quelques lignes plus loin.], et le Langage des Poètes avec lequel ils communiquent, et le Langage Commun qui sert à chacune des nombreuses races. Gaedel, fils de Ether, fils de Toe, fils de Baracham, un Grec, était l’un des deux sages accompagnant Fenius, si bien que le Gaélique fut nommé d’après son nom , à savoir, ealg signifie noble, à savoir, Gaedel l’a ennobli. Gaedeal Glas aussi, fils de Agnon or Aingin, fils du frère aîné de Fenius; et lui aussi il était un sage, même lui. C’est lui qui attribua ce langage à Gaedel, fils de Ether; pour cette raison, Gaedealg est de Gaedel, fils de Ether. Et Gaedil vient de Gaedel, fils de Agnon ou Aingin. Le Langage des Irlandais a été inventé alors, et le Langage Additionnel, et Langage Distribué parmi les arbres [on comprend maintenant l’allusion aux ‘Bois’: il s’agit du langage ‘distribué parmi les arbres’ c. à d. composé à partir des lettres de l’Ogam], et le Langage des Poètes est le quatrième, et le Langage Commun qui sert à tous, le cinquième. Maintenant Fenius Farsaidh fils de Eugenius, et Iar fils de Nema, et Gaedel fils de Ether sont les trois sages qui ont choisi ces langages, et ils ont été inventés dans la ville de Eotenam, ou Athènes.
Question, quels sont les noms de 72 races d’après lesquelles les nombreux langages ont été appris? Pas difficile. [Rappel :! je n’ai pas traduit ces noms placés entre ***] *** Bithynians, Scythians, Scots, Germans, Medes, Sicilians,
BB. 316 β 25 AURAICEPT E. 21 α 33
Hyrcanians, Goths, Pontians, Morini, Lyonese, Cyprians,
Gauls, Pamphylians, Lydians, Oigii,
Cycladians, Cretans, Corsicans, Sardinians, Sicilians, Rhetians, Rheginians,
Rhodians, Romans, Ináir, Massilians,
Moors, Macedonians, Morcain, Náir, Nármáis, Narbonians, Noricans, Nubians, Barais, Bithynians, Britons, Boeotians,
Magogians, Armenians, Amuis, Goircc, Galatians, Aquitanians,
Athenians, Thessalians, Ardair,
Alanians, Albanians, Hyrcanians, Italians, Spaniards, Goths, Getae (?) [Irlandais: Guith],
Gruind, Saracens, Franks, Frisians,
Langobards, Lacedemonians, Elisaeans (?)[Irlandais: Essil],
Thracians, Trojans, Dardanians, Dalmatians, Dacians, Ethiopians, Egyptians,
Brahmans, and Indians. *** Ceci est le
nom des 72 races ayant les 72 langages. Et donc, un homme pour chacun de ces
langages, c’est ce qu’a ajouté l’école, et trois sages, et chacun d’entre eux à
été envoyé vers son propre langage, et la place où chacun s’est rendu n’est pas
toujours habitée par des gens de leur race, comme par exemple, Cai
Cainbrethach, beau-fils de Fenius, l’un des 72 disciples de l’école. Il était
Hébreu par sa naissance et il a été envoyé aux Egyptiens parce que ses parents
avaient vécus là-bas, et là-bas il a été élevé depuis sa jeunesse, et c’est
ainsi qu’il [Fenius,
je crois]le dit dans le corps du livre: Chacun de la même langue fut
envoyé là-bas mais non chacun de la même race, du même lieu de naissance. Les
élèves étudièrent pendant sept ans et ils montrèrent leurs connaissances
pendant trois ans après être retournés chez eux, de sorte qu’ils furent ainsi
dix [ans]. Pour cette raison voici ce qu’il dit plus loin dans le corps du
livre: Dix ans après leur dispersion depuis
BB. 317 α 3 AURAICEPT E. 21 α 36
eux. C’est d’après leurs noms que sont nommés les voyelles et les consonnes de l’Ogam. Voilà leurs noms : Babel, Lot, Pharaoh, Saliath, Nebuchadnezzar, Herod, David, Talamon, Cae, Kaliap, Muiriath, Gotli, Gomers, Stru, Ruben, Achab, Oise, Urith, Essu, Iachim, Ethrocius, Uimelicus, Iudonius, Affrim, Ordines.
Ce sont les noms des 25 personnes les plus nobles de l’école de Fenius. D’autres disent que l’alphabet a été inventé en Achaidh sur la voie du Grand Estuaire, c’est là que Amergen, fils de Mil, inventa le Beithe Luis de l’Ogam.
Quelle lettre,
quel caractère, quel son est tel qu’il ne termine aucun mot? dinin disail, ou ‘f’. Et quel son tranchant est tel qu’il ne commence aucun mot fort?
‘ng’. Cependant, les cinq
principales voyelles de l’Ogam ont
été nommée d’après les noms des cinq plus nobles personnes, a, o, u, e, i.
.
D’autres disent qu’il y a sept principales voyelles ont été nommées
d’après les sept les plus nobles personnes, et que deux voyelles furent
ajoutées au cinq premières, elles sont ea,
oi
.
[Ces deux figures sont omises dans la traduction de Calder, mais données à
cette place de l’original]
Question, quels sont les nombres exacts de Tour de Nemrod ? Pas difficile. Il y en huit au total, à savoir, 72 conseillers, 72 élèves, 72 races d’humains, 72 langages, les langages dans son école, 72 peuples qui étaient ces langages, et les races, 72 artisans pour y travailler, 72 matériaux de construction incluant la chaux, le bitume, la terre, et le ciment en couches égales, 72 pas de largeur, comme il a dit:
[Original irlandais]
Airimh in tuir togaidhi
Nemruaidh, ba din do dhainib,
Ceithri cemeand sechtmogat,
Coic cemend ar choic milib.
Da chomairlib sechtmogat
Tugsat saithiu for sluaighedh ;
Da berla for sechtmoga[i]t
Rothidhnaic Dia fria mbuaidhred.
Da cenel saer sechtmogat
Dona dainib, ba dodhraing ;
Da descipul sechtmogat
Faete Fenius fri foghlaim.
Da thuaith saera sechtmogat
Forofoglaid, fir talman ;
Da primshaer ar sechtmogait
Fri heladhain na n-adhbar.
Da aicde for sechtmoga[i]t,
Inna cumhat, roghnathaigh,
Eter ael is bitumain
Ocus talmhain is tathluibh.
Seacht cumat deg demnighthi
Ag nim suas im gaeth ngairigh,
Is da cheim ar sechtmoga[i]t
Inna leitheat fria airim. Airim in tuir.
[Traduction de Calder]
Le nombre de
De Nemrod, un
abri pour les hommes,
Soixante
quatorze pas,
Cinq pas, et
cinq mille.
Soixante douze
conseillers,
Ils prirent des
compagnons pour une expédition,
Soixante douze
langages
Dieu leur donna
pour les confondre.
BB. 317 α 34 AURAICEPT E. 21 β 8
Soixante douze
races libres
Pour les hommes,
cela fut dur;
Soixante douze
élèves,
Fenius les
envoie pour apprendre.
Soixante douze
peuples libres
Il les divisa,
hommes de la terre;
Soixante douze
chef stratèges
Pour le travail
habile des matériaux.
Soixante douze
matériaux de construction,
En égale
quantité, il utilisa,
Y compris la
chaux et la poix
Et la terre et
le ciment.
Dix-sept coudées
garanties,
Vers le haut
vers le ciel dans un vent rugissant,
Et soixante douze pas
De large pour
l’estimer.
D’autres disent,
cependant, que seulement neuf matériaux furent utilisés dans
[Original irlandais]
Cre, uisgi, oland is fuil,
Ross is ael is lin lanchuir,
Sechim, bitumain go mbuaidh
Nai n-adhbair in tuir Nemruaidh.
[Traduction de Calder]
Argile,
eau, laine et sang,
Bois,
chaux, fils de lin bien tordu,
Acacia,
bitume avec avantage,
Les neuf
matériaux de
à savoir, nom, pronom, verbe, adverbe, participe, conjonction, préposition, et interjection sont leurs noms: Nomen,pronomen, verbum, adverbium, participium, conjunctio, interjectio …
[
***[suit une description grammaticale des liens entre les langues irlandaises et latines. On y parle voyelles et consonnes, semi-voyelles, consonnes muettes. Suivent quelques extraits du texte dont je n’ai pas respecté l’ordre original.]***
[SUR LES VOYELLES]
Gutta (voyelle), c. à d., fondation de la voix, c. à d., fondation de la voix est ceci: ou bien l’envoi de la voix, du fait que les voix sont envoyées par elles [par les voyelles], ou bien les chemins des voix du fait qu’il y a des chemins des voix, ut Priscianus dixit: Dicitur autem litera vel quasi legitera quod legendi iter praebeat, c. à d., la lettre est une chemin pour la lecture en ce sens qu’elle prépare le chemin pour la lecture …
Qu’est-ce qui est particulier, propre, commun et impropre à la voyelle? Pas difficile. Particulier à elle, le chemin de la voix, car elle trouve la voix par elle-même … Pourquoi dit-il qu’une voyelle est fondation de la voix, ou une voyelle est une voix qu’ils énoncent, car la voix n’est pas fondation d’elle même, et elle ne trouve pas de voix par d’elle même.
[SUR LES CONSONNES]
Consonnes, c. à d., les beaux sons, c. à d., les sons brillants: ou ‘consonnants’ d’après le mot consonnees, résonnant ensemble, c. à d., ils sonnent en même temps qu’une voyelle …
[LE BOIS NATUREL/ARTIFICIEL]
Il y a ainsi deux divisions dans le Beithe Luis Nin de l’Ogam, c. à d., voyelles et consonnes. Dano i-da n-ui, deux d’elles, c. à d., da n-ui, il y a ici deux questions. N-ae est question, c. à d., la question sur le Beithe Luis Nin de l’Ogam, c. à d., ind oguamma de la parfaite allitération, ou bien sur l’éternelle connaissance littéraire de l’Ogam. Quand aux fedha, les voyelles du bois, en plus, on en compte deux différentes, à savoir, l’arbre artificiel et l’arbre naturel. L’arbre artificiel, c. à d., l’arbre de l’Ogam; et l’arbre naturel, l’arbre de la forêt. Au sujet des bois artificiels, de plus, ils sont considérés comme ayant deux sortes d’origine. Fidh, bois, donc, vient du mot funo [Φωνέω], ‘je sonne’, ou du mot fundamentum, c. à d., fondation, et cette dérivation, à savoir, fundamentum est commun au bois artificiel et au bois naturel. Maintenant, quant à fid, bois, son sens est ‘bonne loi’, à la fois pour l’artificiel et le naturel. Fondation, cependant, c’est son usage, à la fois pour l’artificiel et le naturel. C’est étrange ce qui fait que le bois artificiel ait ainsi deux dérivations, et le bois naturel une seule, à savoir, funo, et fundamentum. Pas difficile. Funo est relatif au son, et fundamentum est relatif à la fondation; et la fondation est commune au bois artificiel et naturel.
Fid, bois, c. à d., fedh ae, leur étendue, car cinq formes de ae existent, ae qui nourrit, ae qui chante, ae qui intente [un procès], ae qui juge et ae qui siège. Alors, le ae qui nourrit, c. à d., lorsqu’on l’a dans l’esprit, et le ae qui chante lorsqu’on le donne [le prononce], et le ae qui intente lorsqu’on demande une récompense pour lui, et le ae qui juge de sa grandeur ou de sa petitesse, et le ae qui siège après avoir reçu sa récompense.
***
Quant aux genres, combien y en a-t-il en Irlandais? (c. à d., la voie de l’importun [Calder utilise une expression imagée: gooseberry way,mot à mot : la voie de la groseille à maquereau – au figuré, un importun ou bien ‘celui qui tient la chandelle’. Je suppose qu’il a traduit une expression toute faite en Irlandais ? L’original Irlandais n’est pas clair : ‘ifin che’, ifín ou iphín :est bien le nom d’un arbuste portant des baies (… ou le nom des diphtongues commençant par un ‘i’ !) et ‘che’ = ?]. Pas difficile. Il y en a trois en Gaélique, c. à d., les genres masculin, féminin, et neutre, à savoir, en Latin masculin, féminin, et neutre. Question, quelle est la différence entre eux? Pas difficile. Les trois principaux mots de genre différent, à savoir, hic, haec, hoc; c. à d., il, elle, ised [nous n’avons pas de neutre en Français, l’Anglais utilise ‘it’, je le rendrai par ‘il-elle (neutre)’]; il, l’homme; elle, la femme; ‘il-elle (neutre)’, le ciel.
Question, quand y a-t-il harmonie entre les genres et les éléments pour les décrire? Pas difficile. Quand son genre propre par nature lui est applicable. Il n’y a pas d’harmonie, cependant, entre eux quand l’un des genres peut être appliqué pour un autre, c. à d., le masculin pour le féminin, ou le féminin pour le masculin, or le neutre pour chacun d’eux. Le masculin peut être utilisé pour le féminin quand une jeune femme [banmhacsa] est appelé ‘il’, ut dixit poeta:
[Poème original en Irlandais :
Dia mbadh missi in banmacan (ban désigne un être féminin, mac(c)án = jeune garçon, masc.)
Mocechrainn cach faelmacan (fáel = loup, fáelad = apprentissage donné ou reçu, ou = ‘comme un loup’)
Fer nad fintar gu gcluinnter (fer = un homme (opposé à une femme))
Slancheill chein duib a muindter
(slan = entier, sain, cheill = compréhension ; muinter = maisonnée)].
[Traduction de Calder]: (c'est-à-dire :
)
|
If I were a female child, I should love every young student; A man that is not discovered till he is heard of, Perfect sense for a while to you, O people. |
Si j’étais une
jeune fille Je devrais
aimer chaque jeune étudiant ; Un homme qui
n’est pas découvert tant qu’il n’est pas entendu, Sens parfait
quelque temps pour toi, Oh peuple. |
[Traduction (provisoire)
de YK] :
Si j’étais ‘un’ garçonne
J’aimerais chacun des jeunes étudiants
[ou des ‘jeunes loups’];
Un homme [mâle]
n’est pas reconnu pour tel s’il est inconnu,
De loin, tu comprends cela parfaitement,
Oh maisonnée.
Le féminin peut aussi être utilisé pour le masculin quand un cheval est appelé ‘elle’:
[Original irlandais]
Isi in gabuir uair [car, ou datif : ‘une fois’] is each,
Ise in gabur cid meighleach,
Isi in chorr cid reil nos-rel,
Ise in mintan cid banen.
[Traduction de Calder]
Le gabuir
est ‘elle’, quand c’est un cheval, [gabair signifie :
étalon]
Le gabur
est ‘il’, s’il bêle, [gabor signifie :
bouc]
Le héron
est ‘elle’, bien qu’il se révèle clairement,
La mésange
est un ‘il’, même si c’est un oiseau femelle.
Le genre neutre peut aussi être utilisé pour le genre masculin ou le genre féminin quand on dit « cela est sa tête », que la tête soit celle d’un homme ou d’une femme, ut dicitur:
[Original irlandais]
Ceand mna romannair mo mod,
Doi-far[r]aidh don, ni deilm ndil,
Is ed ceand is grannium sain
Do neoch fil for muin fo nim.
[Traduction de Calder]
A woman’s head that has destroyed my work,
It has gained ground, no dear sound,
It is a head that which is the most horrible
Of any that is on a neck beneath heaven.
[Traduction (provisoire)
de YK] :
La tête d’une femme qui a détruit mon
travail,
‘Il-elle (neutre)’a rejoint le sol, un son
peu agréable,
C’est la plus horrible des têtes
De toutes, celle dont le cou est sous le
ciel. [la
femme a été décapitée]
BB. 319 β 27 AURAICEPT E. 23 α 23
Le genre féminin aussi peut être utilisé comme genre neutre quand une pierre est ‘elle’, ut dicitur:
[Poème original en Irlandais :
Is he in lia, lith rolas,
Iar srethaib suadh in senchas ;
Is ed onn iar n-aicneadh ail,
Is i in cloch iar saerdataid.
[Explications]
Is he in lia [pierre – parfois f.], lith [fête, amusement] rolas [ro-=préfixe ‘trop de’ ; las = (Calder) lassaim, flamme ; (YK) lathe, le jour, rac. briller],
Iar srethaib [datif pluriel de sreith, ‘les rangs’] suadh [participe passé de súaith-, thème verbal ‘a été pétri’] in senchas [tradition ancienne];
Is ed onn [roc – n.]iar n-aicneadh [pour ceux qui connaissent] ail [gros rocher – f.],
Is i in cloch iar særdataid [selon
l’art].
Traduction de
Calder : (c'est-à-dire :
)
|
The flagstone is he, a feast that has flamed, According to the threads of sages is the history ; A block is it, according to nature, a rock, A stone is she according to artificiality. |
La pierre de
taille est ‘il’, une fête qui a flambé, C’est
l’histoire selon les fils tissés par les sages ; Un bloc est
‘il-elle’ selon la nature, un roc, Une pierre est
‘elle’ selon l’artifice. |
[Traduction (provisoire)
de YK] :
La pierre de taille est ‘il’, une fête
trop lumineuse [mise
dans trop de lumière]
Selon les jalons pétris par la tradition
ancienne,
Un bloc, un roc est un ‘il-elle’ selon
ceux qui savent,
La pierre dure est ‘elle’ selon l’art.
[Original irlandais]
Is e in daigh derg dighdi dath
Frisna geibthi cath na cith :
Is ed ceand is chaemu cruth
Fail gu mbruth forsmbroeniu bith.
Samail a dealba can chleith
Ealbha ingine Idhaidh ;
Fri goir ngreni glaine ar gurt,
Is fris samlaim a caemtucht.
[Explications]
Is e in daigh derg [‘flamme rouge’ ou ‘incendie sanglant’] dighdi [dígde=prière pour demander pardon] dath [couleur]
Frisna [fris- = contre; na = négation] geibthi [isssu de gab = prendre] cath [bataille] na cith [averse]:
Is ed ceand [cenn, cend = tête ; cen = à côté de] is chæmu [cáem = précieux] cruth [forme, figure]
Fail [il est] gu mbruth [bruth=ferveur] forsmbrœniu [for-=super- ; broen=’bruine’] bith [l’existence, le monde].
Samail [samhail=’semblablité’] a [sa] dealba [delb=forme] can [quand ‘whence’] chleith [cleith=‘il cache’, soutien]}
Ealbha [foule] ingine [ingen=fille, Ogam] Idhaidh [par le tremble];
Fri [fri=à,contre (marque le cas ‘decidatif’)] goir [gort=champ] greni [ ?grend=barbe] glaine [verre] ar gurt [fierté dans le regard, gúr o,ā sharp, keen ; sore, painful],
Is fris [fris=à,contre] samlaim [samlaid=ainsi, comparer] a cæmtucht [caem=précieux, bien-aimé, approprié ; tucht=forme].
[Explication donnée par le tetxe lui-même]]
[Edhadh, c. à d., ed uath, peine horrible, à savoir, ‘test-tree’ ou tremble]
[Traduction de Calder]
The red flame is " he," a prayer of colours,
Against which will not prevail battle or shower;
A head is " it " of fairest form,
A place whereon with a glow the world distills.
The likeness of her form, without concealment,
Of Elba, daughter of Idad,
To a bright sun’s fire on a field
Thereto I liken her beauteous shape.
[Traduction (provisoire)
de YK] :
L’incendie
sanglant est ‘il’, couleur de prière,
À lui rien ne
s’oppose, ni bataille ni ondée,
Une tête est un
‘il-elle’, précieuse forme,
(à suivre)
Cependant, selon l’usage propre des éléments, aucun mot n’est du genre masculin ou féminin s’il n’est pas en accord avec ce qu’il engendre ou ce par quoi il est engendré; et le neutre a la nature des deux. D’un côté le genre neutre est dérivé du masculin et du féminin; De l’autre, le masculin et le féminin sont dérivés du neutre, comme dans les vers, et ceux-ci sont les neutres dérivés et les couples neutres et leurs pairs.
***
Dans la langue de la nature pour le masculin, « il » est l’homme [mâle]: langue de l’artificiel pour le masculin, « il » est le ciel.
Dans la langue de la nature pour le féminin, « elle » est la femme: langue de l’artificiel pour le féminin, « elle » est la pierre. Dans la langue de la nature pour le neutre, ‘il-elle (neutre)’ est le ciel: langue de l’artificiel pour le neutre, ‘il-elle (neutre)’ est la tête.
Il existe une nature de beauté et une nature de laideur. Nature de beauté d’abord: C’est, de la femme, son nez ou son œil. Nature de laideur, de la femme, ce sont ses dents ou sa bouche et la qualité de la voix en est la cause, c. à d., rien d’autre qu’un mauvais usage, comme les mots d’un langage inconnu, , c. à d., nous ne les trouvons pas doux [à notre oreille].
***
[Quelques lignes que je ne comprends pas vraiment:]
Il y a quatre subdivisions dans la langue artificielle, à savoir, Différence de Partie, Cause d’Euphonie, Parole Amplifiée, et Brièveté de Terminologie. Différence de Partie, ut est, « il » est la garçonne, c. à d., le
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nom vient de la virginité qui est en la fille: Cause d’Euphonie, ut est, ‘elle’ est le gabair, étalon, et c’est un nom pour un cheval blanc, c. à d., goar, c. à d., solus dans le Feinechus, ou en Gallois, de sorte que le poète lui associe ‘b’ pour une raison d’euphonie: Parole Amplifiée, ut est, c’est sa tête [d’une femme] et les deux expressions sont plus longues: Brièveté de Terminologie, ut est, une écorce de beurre et un filet d’épi de blé; car il était long et difficile de dire «une écorce autour du beurre» et «un filet autour d’un épi de blé». Car ce sont les deux modes de parole qui existent, le mode naturel et l artificiel.
***
Quelle est la difference entre se, ‘c’est lui’, et uinse, ‘il est ici’ [en fait: ‘c’est bien
lui’]? Uindse d’abord: la désignation d’une
person particular qui est là, ut dicitur:
iil est ici, cet homme en particulier, avec son nom, ut dixit poeta:
[Original irlandais]
Unse [andsa = preferable] chugut [vers toi] in [le] gillgugan [gilla = jeune serviteur. guga = un garcon gras et stupide],
Mac r[e]arrgugan ;
Bid cach
maith lat ar cingugan,
A
ceallgugan.
[Traduction de Calder]
Here comes
to thee the dear little fellow,
Fils de a
dear little black-bird [Mac Lonáin].
Have thou
every good prepared for him,
Dear little
Cellach.
[Se] désigne le genre: il est un homme,
on ne sait pas qui en particuler, mais c’est un ‘il’
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tantum.
***
Incipit le livre de Ferchertne. La place de ce livre, Emain Macha. Au temps de Conchobar MacNessa. La personne qui l’a composé, Ferchertne, le poète. La raison pour le composer, conduire les faibles et les grossiers à la science.
Le Gaélique est mesuré selon sept caractères, la lettre et le pied du vers, la déclinaison et l’accent, la syllabe et le genre, et l’inflexion [l’inflexion est décrite en grand détail dans les pages que je n’ai pas encore traduites].
***
[Mais voici un résumé de la description de ces sept caractères]
****Début du résumé
Ces
sept caractères définissent sept sciences.
1.
« Fid, la lettre, » c'est-à-dire les voyelles, les diphtongues
et les consonnes « excepté ‘h’ car ce n’est pas du tout une consonne,
ut est: h non est litera sed nota
aspirationis, h n’est pas une lettre
mais la marque d’une aspiration. »
2.
« Ensuite deach, le mètre poétique [un ‘pied’ en poésie] ». Comme on dit
que l’alexandrin contient douze pieds, le deach
est la division du vers en pieds qui font que l’on va diviser une syllabe en
deux pieds, par exemple.
3.
« Reim, le parcours, » . Du point de vue grammatical, ce
sont les déclinaisons (et les ‘cas’ des mots dans la phrase), du point de vue
poétique ce sont les allitérations. L’auraicept illustre ce terme par deux
poèmes. Le premier a été traduit par Clader mais le second ne l’a pas été.
Quant à reim, lui, son usage est céim, le pas:
[Original irlandais]
Bellat mathair Niu[i]l neimnigh
Do chloind Laitin langeimligh
Fuair bas i llo grene glain,
Cele Feniusa Farsaidh.
[Traduction de Calder]
Bellat mother of envenomed Nél
Of the children of full-fettered Latinus
Died on the bright day of the sun,
Spouse of Fenius Farsaidh.
à savoir, alliteration de lettre en lettre, ut est:
[Original irlandais]
Senshaill senim snechta snac
Slisiu slice samad saball
Sanaithe snithe saland sacc
[Pas de traduction de Calder : ce sont quatre vers non traduits par Calder qui sont des allitérations sur ‘s’]
4.
« Maintenant quant à forbaid, » c’est l’accent
qui, en Irlandais, désigne les longues et les brèves. Cela s’applique aussi aux
mots qui sont courts ou longs.
5.
« Alt venant du mot altus,
c. à d., noble, »
ce qui est nourri et mûri dans l’esprit. S’applique plutôt à la poésie qu’à la
prose. Nous dirions que c’est le ‘souffle’ de la poésie.
6.
« Maintenant indsce, genre, » en prose, c’est
le genre habituel (masc ., fém., neutre). En poésie c’est ce qui permet de
reconnaître le mètre de la poésie.
7.
« Maintenant etargaire, inflexion, » c’est ce qui
permet la comparaison et qui est rendu aussi par l’inflexion de la voix. Ranger
dans un ordre est aussi etargaire. Il
doit désigner une personne en particulier.
****Fin du résumé
***
******la traduction recommence [Ce texte a besoin d’une grammmaire pour devenir clair. Je ne le traduis que pour introduire le sujet des poèmes qui lui sont associés]*****
Il y a quatre espèces en prose, cependant, venues de reim, la déclinaison, à savoir, déclinaison de son comme fer. Alors c’est décliné. Déclinaison de sens comme Patraic. On ne trouve pas la déclinaison de son, car le mot n’a qu’une seule forme pour le
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nominatif et le génitif: déclinaison de son et de sens comme Fland, Flaind. Déclinaison latérale en prose, c. à d., "moi je" pour tout c. à d. que la déclinaison partielle est la déclinaison latérale. Il y a trois façons de décrire reim, déclinaison: Déclinaison ‘hors de’, ut est, fer, car c’est hors du mot que la déclinaison est effectuée. Déclinaison ‘dedans’, ut est, fir, car la déclinaison est effectuée ‘dedans’ le mot. Déclinaison à la fois ‘hors de’ et ‘dedans’, ut est, in fer, c. à d., le nominatif du mot et son accusatif sont ici ensemble. Quant à reim, aussi, son usage est céim, le pas:
[Original irlandais]
Bellat
mathair Niu[i]l neimnigh
Do chloind
Laitin langeimligh
Fuair bas i
llo grene glain,
Cele Feniusa Farsaidh.
[Traduction de Calder]
Bellat
mother of envenomed Nél
Of the
children of full-fettered Latinus
Died on the
bright day of the sun,
Spouse of
Fenius Farsaidh.
à savoir, alliteration de lettre en to lettre, ut est:
[Quatre vers non traduits par Calder qui sont des allitérations sur ‘s’]]
Senshaill senim snechta snac
Slisiu slice samad saball
Sanaithe snithe saland sacc
***
******la traduction recommence***** [«les allitérations en Irlandais ancien»]
Question, est-ce que réim, la course, une espèce ou un genre? Un genre, c. à d., il a deux espèces, à savoir, poésie et poésie bardique, c. à d. réim, allitération de lettre par lettre, et taebreim, allitération latérale de lettre par lettre, ut est:
[Original irlandais]
Coluim caid cumachtach 7rl
[Traduction de Calder]
Columba, pious, powerful, etc.
Taebreim, allitération latérale, cependant, ut est:
[Original irlandais]
A [Fh]laind at luam in gaiscidh grinn
Co Maistin maill.
At glan, at gaeth, is garg do rind
At laech, a [Fh]laind]
[Traduction de Calder]
Fland, thou
art the pilot of pleasant valour
Unto gentle
Mullaghmast;
Art pure,
art wise, rough is thy point,
Thou art a
hero, Fland.
***
Question, qu’est esse, l’essence des sept
par lesquels le Gaélique est measuré ? Pas difficile. D’abord, esse, essence de la lettre, feda, ,: c. à d. le fragment d’air
découpé
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que la
voyelle occupe en formant un mot, unde
poeta dixit:
[Original irlandais]
Esse feda is fretede
Ferr duib a aicne occaib
In blog aeoir thepide
Techtas i n-elluch focail.
[Traduction de Calder]
Esse feda, essence of a voyelle, it is to be studied,
Better for
you to have the knowledge of it,
The
fragment cut off of air
Which it
possesses in composing a word.
Qu’est esse du pied de versification ? Pas difficile. À la fois, l’ensemble ou la partie des sons soutenus qui sont considérés pour une à huit syllabes.
Qu’est esse reime, essence de la flexion ? Pas difficile. La modification modulée, prononcée, articulée qu’on obtient en passant du nominatif singulier à l’ablatif pluriel.
Qu’est esse de l’accent? Pas difficile. L’augmentation ou la diminution du temps qu’un accent marque par l’allongement ou le raccourcissement du son.
Qu’est esse alta, essence d’un intervalle ? Pas difficile. Le silence de la langue qui repose sur le poète en passant d’une lettre à l’autre s’il s’agit du alt saorda, ou d’une syllabe à l’autre s’il s’agit du alt aicenta.
Qu’est esse du genre? Pas difficile. L’essentiel juste et parfait qui est rencontré dans les trois sortes.
Qu’est esse etargaire ? Pas difficile. La considération de la taille, petitesse, qualité, dénotation, différence, variété ou distinction que Dieu a façonné parmi les choses créées.
***
Quelles sont les deux consonnes qui prennent la force d’une voyelle ? À savoir, c et r après a, ut est, Coluim Cille cecinit:
[Original irlandais]
Im ba sessach im ba seng,
Im ba tresach, tuirme glonn,
A Chríst ! in congebha lind
O thi co teacht ar lind long?
[Traduction de Calder]
Whether it
will be firm, whether it will be yielding,
Whether it
will be warlike with numbers of deeds,
O Christ!
wilt thou keep with us
When it
will come to fare on a sea of ships?