Le poème runique vieil-anglais
Ceci
n'est pas un fac-similé mais donne la disposition relative des runes, de leur
valeur syllabique, de leur nom (orthographe moderne), et du poème runique.
Dans
la colonne de gauche, la rune est dessinée approximativement comme elle l'est
dans l'original. La lettre latine associée à la rune est écrite à gauche de la
rune. J'ai essayé de recopier les caractères originaux. Par contre, le nom de
la rune, en haut et à gauche comme dans le manuscrit, est écrit en caractères modernes.
Par exemple, le nom de la rune Wen est écrit dans l'original un peu comme 'pen'
parce que le w s'écrivait alors comme un 'p'. Les 'f' et les 's' sont aussi
très modifiés. Cette façon d'écrire a été conservée dans cette version du texte
manuscrit.
Maureen
Halsall a organisé le texte original selon la disposition du Vieil Anglais, si
bien qu'elle a découpé ou rassemblé certains mots, rajouté les accents sur les
lettres. J'ai essayé au contraire de vous donner le texte tel qu'il apparaît.
Le sens des mots peut changer fortement selon l’accent. Nous en verrons un
exemple ci-dessous où j’ai choisi de conserver le mot hof sans accent, il signifie alors hall, cour, alors que
signifie sabot
de cheval.
Le
seul accent qui apparaisse dans le texte original est celui qui apparaît comme
un point sur y, comme celui dans le dessin de «nyd». Il m'a semblé plus simple
de ne pas le prendre en compte.
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byþ
frofur. fira gehwylcum. sceal ðeah manna gehpylc. miclun hyt dælan. gif he
wile. for ðrhtne domes hleotan :. |
Richesse
(ou bétail, ou propriété transportable)
est une faveur pour tous. Cependant
chacun doit beaucoup partager S'il
veut tirer au sort (ou obtenir) une destinée de la part du maître1. |
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byþ
anmod. y ofer hyrned. fela frecne. deor feohteþ. mid horns . mære mor stapa. |
Aurochs
(ou bison) est résolu, il est
puissamment cornu. Une fière bête combat avec ses cornes. Randonneur des
landes, c'est un être puissant. |
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byþ
ðearle scearp. ðegna gehwylcum. anfen-gys yfyl. ungemetum reþe. manna
gehwylcun. ðe him mid resteð :. |
Epine
(c’est aussi un kenning pour
« Géant »)2 est violemment aiguë aux hommes-liges, (la) saisir
(apporte) le mal, Excessivement
intraitable aux humains qui prennent repos avec elle. |
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byþ ordfruma.
ælcre spræce. wisdomes wraþu. and witena frofur. and eorla gehwam. eadnys and
to hiht :. |
Le
Dieu (ou la bouche)3 est fontaine de tout discours, soutien
de la sagesse et conseiller du sage, paix de l'âme et refuge de tout noble. |
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byþ
onrecyde. rinca gehwylcum. sefte and swiþhwæt. ðam ðe sitteþ onufan. meare
mægen heardum. ofer mil paþas :. |
Chevauchée
(ou voyage) dans le palais, pour
tous les guerriers, (rend) mol, et très dynamique pour celui qui est assis
sur un cheval fortement solide, au long des lieues. |
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byþ
cwicera gehwam cuþ on fyre. blac and beorhtlic byrneþ oftust. ðær hi
æþelingas inne restaþ :. |
Torche
(ou pin, torche en bois de pin) est
pour chaque être vivant évidemment le feu, brillante, lumineuse; éclairante,
le plus souvent elle brûle dans la demeure où les princes se reposent. |
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gumena
byþ gleng and herenys. wraþu y wyrþscype y wræcna gehwam ar and ætwist ðe byþ
oþra leas :. |
Générosité
(ou don, faveur, sacrifice) est ,
pour les héros, un ornement et un support pour la guerre et propage leur
grâce, mais c’est le soutien pour celui sans autre (= pour le solitaire). |
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ne bruceþ ðe
can weana lyt sares and sorge and him sylfa hæfþ blæd and blysse and eac
byrga geniht:. |
Joie
(ou espoir, attente, probabilité)
ne cesse de celui qui connaît peu malheur, douleur physique, et chagrin. Il
obtient succès et bonheur et assez de (protection dans les) forteresses4. |
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byþ hwitust
corna. hwyrft hit of heofones lyfte. wealcaþ hit windes scura. weorþeþ hit to
wætere syððan :. |
Grêle
(ou tempête de grêle) est la plus
blanche des graines; elle
tourbillonne depuis les hauteurs du ciel, elle tourne dans l’averse de vent;
ensuite elle devient de l’eau. |
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byþ nearu on
breostan weorþeþ hi ðea oft niþa bearnum to helpe and to hæle gehwære gif hi
his hlystaþ æror :. |
Dureté
de la vie (ou adversité, attaque, peine)
est détresse sur la poitrine et peine des serviteurs. Elle devient aide et
guérison pour les enfants s’ils l’écoutent tôt. |
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byþ
ofer cealdunge metum slidor glisnaþ glæshluttur gimmum gelicust flor forste
geworuht fæger ansyne :. |
Glace
est puissamment froide et bien glissante. Elle luit comme le verre clair,
tout comme les joyaux, un sol travaillé par le froid, beau à regarder. |
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byþ
gumena hiht ðon god læteþ halig heofones cyning hrusan syllan beohrte beornum
and ðærfum :. |
L’année
(ou « année bonne », d’où la
traduction classique « récolte ») est une joie pour les hommes,
quand le dieu, saint roi des cieux, (dans
une vision païenne, on parle ici du Dieu Freyr) permet que la terre
fournisse brillamment aux riches et aux pauvres. |
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byþ
utan unsmeþe treow. heard hrusan fæst hyrde fyres. wyrtrumum under wreþyd
wynan on eþle :. |
If
est un arbre à l’extérieur rude, dur et ferme dans le sol, un berger de la
flamme, ses racines sous le tronc, une joie sur sa terre natale. |
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byþ
symble plega. and hlehter wlancum ðar wigan sittaþ on beor sele bliþe æt
somne :. |
Jeu
d’échec5
(avec un ? dans les dictionnaires)
est jour de fête, jeu et tirage par lots, pour les splendides (ou les fiers)
combattants assis dans le hall à bière tous ensemble joyeux. |
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secgeard
hæfþ oftust on fenne. wexeð on wature. wundaþ grimme. blode breneð beorna
gehwylcne ðe him ænigne onfeng gedeð :. |
Le
renne des ajoncs6 (ou des
roseaux ; eolh = renne) demeure souvent dans les marais, croît dans
l'eau; il blesse cruellement, brûle d’ulcère le sang de tout héro qui le
saisit. |
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se mannum symble biþ on hihte ðonn hi hine
feriaþ ofer fisces beþ oþ hibrim hengest bringeþ to lande :. |
Soleil
(sigel = soleil ; sige = victoire)
est jour de fête et espoir pour ceux qui partent sur le bain des poissons
jusqu'à ce que l'étalon des mers les ramène à terre. |
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biþ
tacna sum healdeð trywa wel. wiþ æþelingas a biþ on færylde. ofer nihta
genipu. næfre swiceþ :. |
Tir
est un des signes; il garde bien sa promesse (ou : il contrôle bien l’arbre), avec les nobles; et existe
dans le voyage au-dessus de l’obscurité de la nuit; ne faillit jamais. |
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byþ
bleda leas. bereþ efne swa ðeah tanas butan tudder. biþ on telgum wlitig.
heah on helme hrysted fægere. geloden leafum lyfte getenge :. |
Bouleau
n'a pas de surgeons; de fait il porte des branches sans fruits; des rameaux
radieux, il porte haut sa couronne, chargé de feuilles, il s’élève au ciel. |
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byþ
for eorlum æþelinga wyn. hors hofum wlanc. ðær him hæleþas ymb. welege on
wicgum wrixlaþ spræce. Y biþ unstyllum æfre frofur :. |
Etalon
(ou cheval entraîné au combat) est
pour les princes et la joie des nobles ; le
cheval de bataille arrogant dans le hall7, où les riches héros sur les chevaux
échangent leur éloquence; et il se montre toujours un refuge à ceux qui ne
restent pas tranquilles.. |
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byþ
on myrgþe his magan leof. sceal þeah anra gehwylc oðrum swican. for ðam
drythen wyle dome sine |
L’humain
est plaisir des ses parents bien-aimés ; cependant il devra trahir
chacun, quand le seigneur fera jugement de confier la chair misérable à la
terre.. |
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byþ
leodum langsum geþuht gif hi sculum neþun on nacan tealtum. Y hi sæ yþa swyþe
bregaþ. and se brim hengest bridles ne gym(eð) :. |
L’eau
(ou mer, océan) semble interminable
aux compatriotes, s'ils s'aventurent sur un vaisseau instable, les vagues de
la mer sont très effrayantes, et l'étalon du surf ne prend plus garde à la
bride. |
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wæs
ærest mid east denum. gesewen secgun. oþ he siððan est. ofer wæg gewat wæn
æfter ran. ðus heardingas ðone hæle nemdun :. |
Ing fut proéminent parmi les
Danois de l'Est, ainsi était-il vu, jusqu'à ce que vers l'Est Il partit sur la vague, après son
chariot; ainsi ces hommes fiers nommaient le héros. |
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byþ ofer leof.
æghwylcum men. gif he mot ðær. rihtes and gerysena on brucan on bolde bleadum
oftast :. |
Pays
natal (ou maison ancestrale) est aimé(e) de tout homme, si l’assemblée8 est en cet endroit, et qu’il profite
justement et souvent dans sa douce maison de ce qui est convenable. |
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byþ drihtnes
sond. deore mannum. mære metodes leoht. myrgþ and tohit eadgum and earmum.
eallum brice :. |
Le
jour est envoyé par le Seigneur, bien-aimé de l'humanité, glorieuse lumière
du créateur, plaisir et espoir pour les riches et les pauvres, utile à tous. |
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byþ
on eorþan. elda bearnum. flæsces fodor fereþ gelome ofer ganotes bæþ garsecg
fandaþ. hwæþer ac hæbbe æþele treowe :. |
Chêne
est sur le sol, pour les fils de l'homme, nourriture pour la chair; il voyage
souvent sur le bain des fous de Bassan (un oiseau de mer). L’océan teste si
le chêne garde noblement sa foi. |
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biþ ofer heah.
eldum dyre. stiþ on staþule. stide rihte hylt. ðeah him feohtan on firas
monige :. |
Frêne
(ou lance) est haut, aimé du
peuple, fort
de son support; il tient en place justement, bien que de nombreux humains
l'attaquent. |
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byþ
æþelinga and eorla gehwaes. wyn and wyrþmynd. byþ on wicge fæger. fæstlic on færelde.
fyrd geatewa sum:. |
Arc
(avec un ?, et aussi or ?,
cor ?) est joie et digne de souvenir des princes et des nobles; beau
sur un étalon, ferme dans les voyages, quelque équipement de campagne
militaire. |
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byþ
ea fixa. ðeah abruceþ. fodres onfoldan. hafaþ fægerne eard. wætre beworpen.
ðær he wynnum leofaþ :. |
Anguille (avec un ?) est une sorte de poisson de rivière; cependant elle mange sa nourriture sur le sol; elle a une belle demeure, couverte d'eau, où elle vit dans la joie. |
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byþ
egle eorla gehwylcun. ðonn fæstlice flæsc onginneþ. hracolian hrusan ceosan
blac to gebeddan bleda gedreosaþ. wynna gewitaþ wera geswicaþ :. |
Terre
(aussi feuille de maïs, océan) est
porteuse de malheur pour tout noble, quand la chair essaie fermement de
choisir le sol, les fruits tombés comme compagnons de lit, la joie disparaît,
les hommes devenus traîtres. |
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Hos characteres
studioso
lectori interpretenda relinquo |
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La dernière
ligne donne trois runes supplémentaires cweorð,
stan et gar qui nous sont connues par d'autres Futhorcs. On sait que stan signifie pierre, mais les sens de cweorð et de gar sont incertains.
Une phrase en
Latin nous dit que ces caractères et d'autres semblables sont laissés à
interpréter par les lecteurs studieux. Les runes qu'elles contient sont
justement expliquées au-dessus, on doit donc supposer que la formule 'olhwnfhg'
est une énigme dont la solution n'est pas classiquement connue.
Notes.
1. La traduction
habituelle: « s’il veut obtenir gloire devant le Seigneur » est
certainement une des interprétations possibles, mais trop évidemment
chrétienne, pour un poème encore imprégné de paganisme. Je préfère « s’il
veut obtenir un destin par le Seigneur », en pensant aux vers de
2. Les poèmes
runiques islandais et norvégiens parlent ici de Thurse, le nom donné aux géants
incarnant les forces brutales de la nature. Le poème eddique appelé Hymne à
Thor (Þórsdrápa), expliqué et commenté en détail sur mon site, utilise les expressions Þorns niðjum (les descendants de l’épine),
svíra Þorns (le cou de l’épine), í þornrann (vers la maison de l’épine)
où, évidemment le mot épine réfère à un être vivant, désigné clairement par le
contexte comme étant un Thurse.
3. Le poème Vieil Islandais parle de áss (l’un des Ases, les Dieux nordiques), le poème Vieux Norois pourrait parler de óss, (embouchure de fleuve). La traduction par bouche ou par Dieu (où Dieu serait ici Wóden, le premier des Ases) reste un sujet de débat parmi les universitaires. Il semble évidemment plus « logique » de dire que la bouche est source de tout discours, mais il faut se souvenir que Wóden, appelé Óðinn (« Odin ») par les nordiques, est aussi « le crieur des Dieux » et le dispensateur de l’hydromel de la poésie qui donne la capacité de parler poétiquement. Par exemple, la saga de Gautrek montre le héros Starkad face à Óðinn qui dit : « Je lui donne le don de la poésie, de sorte qu'il énonce ses poèmes comme il parle naturellement ».
4. On dirait que
le poète fait ici un sorte de jeu de mot : le Vieil Anglais burg (nominatif, accusatif et génitif
pluriel, burga) signifie place forte,
et byrga (nominatif singulier)
signifie sécurité. La structure de la phrase interdit d’utiliser un nominatif
et donc byrga, qui serait logique,
est rejeté, mais avoir « assez de places fortes » n’a pas grand sens,
alors que « assez de sécurité » est clair.
5. De fait, le
jeu d’échecs n’a pas été populaire avant le douzième siècle et donc le poème ne
parle pas des échecs tels que nous les connaissons aujourd’hui. L’archéologie
suggère que les Anglo-Saxons jouaient à des jeux très semblables à ceux des
Vikings, connus sous le nom de tafl,
avec plusieurs variantes telles que halatafl,
kvatrutafl, hnefatafl. Ce dernier jeu
était connu en Pays de Galles sous le
nom de tawl-bwrdd.
Plus de détails
à: http://www.regia.org/games.htm
6. Dans le poème
eddique déjà cité, Þórsdrápa, un
géant, aussi abondamment traité de monstre dans le poème, est désigné par le
kenning parent du daim des roseaux
si bien que daim des roseaux (sefgrímnis) semble désigner un monstre
sauvage. Le renne des roseaux serait donc une sorte de monstre mythique,
peut-être apparenté aux géants. Bien entendu, cela fait penser à Grendel, le
monstre sauvage décrit dans le poème Beowulf.
7. L’original
donne hofum qui peut être lu tel
quel, datif pluriel de hof, «hall,
cour», ou bien
,
sabot (cf. l’anglais hoof). Par
exemple, le poème Beowulf dit «gif … to hofum Geata geþingeð » c’est
à dire « s’il allait à la cour des Geats », où hof signifie même la cour du roi.
J’ai choisi le
sens de hall, cour, contrairement aux traductions classiques parce qu’on y
discute plus que sous les sabots d’un cheval.
8. Il me semble
évident de traduire mot par
assemblée en pensant au thing des
islandais. Le poème rappelle que “la patrie est douce quand le thing y prend place”.