Les noms de lettres de l’Ogam, leurs équivalents végétaux et leurs
équivalents poétiques (‘kennings’) dans l’Auraicept et le Traité de l’Ogam
édités par Calder et McManus à partir des textes irlandais anciens et
du Moyen âge.
En fait, ce tableau vous explique comment on peut reconstituer l’Ogam tel que les anciens les connaissaient, dans l’orthographe qu’ils utilisaient et avec le sens qu’ils lui donnaient. Chaque fois que j’ouvre un livre sur l’Ogam, je vois des attributions fantaisistes, des orthographes inventées, le tout affirmé avec une arrogance tranquille. Lisez ce tableau, vous verrez que les anciens cherchaient à justifier leurs affirmations, eux, mais n’avaient pas une seule opinion sur les lettres ogamiques. Par exemple, que la deuxième lettre, Luis, soit associée au sorbier des oiseleurs et à la flamme (à cause de la splendeur de ses baies) ou à l’orme (du fait de l’abondance de ses chatons), ou aux deux (ce que je crois), je ne saurais vous dire qui a raison. Mais quand vous choisissez l’une de ces trois solutions, sachez que l’avis des anciens différait sur ce point, et prenez ce fait en compte.
Ma présentation est inspirée par les traductions depuis l’Irlandais Moyen de Calder et de McManus. Il est normal qu’un traducteur fournisse la version qui lui semble la meilleure sans faire part de ses hésitations ni des interprétations alternatives. Ce n’est pas les critiquer de vous présenter, comme je fais, plusieurs des interprétations possibles du texte en Irlandais. Ma traduction depuis l’Irlandais est placée entre (« »). Elle essaie toujours de suivre celle de Calder, mais elle peut quand même en différer fortement et je vous renvoie aux textes complets de la traduction que je vous présente ailleurs pour trouver les raisons de cette différence.
Les noms de ces lettres ont été décrits six fois : 1. au début de l’Auraicept (en abrégé ‘DebAur’) comme des noms de personnes, 2. par Fenius (en abrégé ‘Fen’), 3. par Ogma (‘Ogm’), 4. par Morann Mac Main (‘Mor’), 5. par Mac ind Oic (‘Mac’), 6. (publié par McManus et non par Calder, voir ci-dessous) par Cú Chulainn (‘CC’), avec la traduction en Anglais de McManus (‘MM’).
Il arrive que le nom de la lettre soit exactement le même qu’un nom d’arbre mais ce n’est pas toujours le cas. Les noms des lettres ont souvent plusieurs sens (c’est classique, on dit qu’ils sont ‘polysémiques’ en linguistique) c’est pourquoi je vous donne la liste des sens principaux du mot désignant une lettre de l’Ogam.
Certains textes fournissent en plus du nom de la lettre et de l’arbre qui lui est associé, une métaphore pour le décrire. Je suis l’usage de McManus qui appelle ces métaphores des ‘kennings’ (en fait, le nominatif pluriel Vieux Norrois est ‘kenningar’ mais je préfère franciser ce mot).
McManus (dans son article de 1988 dans la revue Ériu et p.
42 de A Guide to Ogam) présente des
kennings issus de ‘Mor’ et de ‘Mac’ qu’il a édités et qu’on trouve
dans l’Auraicept. Vous trouverez ici exactement ce que dit l’Auraicept qui est
souvent un peu plus prolixe que ne le présente McManus. Il fournit aussi une
troisième version à laquelle je n’ai pas eu accès : les Ogam-mots de Cú
Chulainn. Je vous donne ce dont je dispose qui est donc l’édition de McManus. If you directly refer to McManus’ work, note that he calls
‘A’ what I call ‘Mor’, ‘B’ what I call ‘Mac’, and ‘C’ what I call ‘CC’.
Les sens que je vous fournis viennent en partie de Calder et
de McManus comme je vous l’ai dit. Néanmoins, j’ai vérifié le sens de chaque
mot soit dans Vendryes soit surtout dans le monumental ‘DIL’ (les références
complètes sont données au début de la traduction de l’Auraicept). Enfin,
lorsque McManus donne une traduction sensiblement différente de celle de Calder
ou de la mienne, je rajoute son interprétation de ces mots entre parenthèses
comme ceci : (MM : Irl. :
‘version irlandaise’ ; Eng. ‘version anglaise’ ; Fr. ‘traduction
française’)
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Groupe B |
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B beith ou beithe |
DebAur: Babel Fen: LETTRE et
ARBRE : bethi (sens : lettre ‘B’
ou bouleau).
KENNING : Feocos foltchain in beithi
(feocos = ayant un tronc flétri ; foltchain
= folt-cain, belle chevelure)
Ogm: LETTRE et
ARBRE : beithi,
bethi DÉFINITION : Beithi immorro o bethi na cailli forsin cetna fid for set na
aipgitri in ogaim. (« De plus, beithe est [nommé] d’après le bouleau de la forêt comme première lettre
sur le chemin de l’alphabet Ogam. ») Mor: LETTRE et ARBRE : beithi. KENNING : Feocus foltchain ar son bethi, ar at e sin da egosc in bethi («Tronc flétri et belle chevelure pour bethi car ce sont les deux aspects du bouleau»). Mac: Ogm: LETTRE et ARBRE : beithi, bethi. KENNING : Glaisium cnis -i- beithi sin in ogaim o bethi na cailli (« Le plus argenté de peau, c. à d. le bouleau de l’Ogam d’après le bouleau de la forêt »). (MM : Irl. : ‘Glaisium cnis’; Eng. ‘Greyest of skin’ ; Fr. ‘Celui qui a la peau la plus grise’). CC: Maise malach (MM : Beauty of the eyebrow = beauté des sourcils). Notes sur la traduction de McManus : maise = beauté dans son apparence ; mala = sourcil. Mot à mot : «ayant de beaux sourcils. » |
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L luis |
DebAur: Lot Fen:
LETTRE : luis (sens : lettre ‘L’
ou sorbier),
ARBRE :cairtheand (sorbier), Vieil Irlandais caerthaind. KENNING : Li sula luis -i-
caertheand ar ailleacht a caer (li
= beauté, délice; sula vient de sell
= pupille, œil, regard ;
« Délice de l’œil est le luis,
c. à d. le sorbier du fait de la beauté de ses baies ») Ogm: LETTRE : luis ARBRE : lemh (lem = orme). DÉFINITION : Luis -i- lemh sin isna cailltib (Luis c. à d. l’orme dans les forêts). Mor: LETTRE et ARBRE : luis. KENNING : Li sula -i- luis sin -i- in luisiu (luisiu vient de loise, luise, luisne = flamme, brillance. «Délice de l’œil, c. à d. le sorbier [sans doute : le sorbier des oiseleurs], à savoir, la flamme»). (MM : Irl. : ‘Li súla’; Eng. ‘Lustre of the eye’; Fr. ‘Brillance de l’œil ’). Mac: Cara ceathra (-i- lem).
Cara -i- dil lasna ceathra in lem ar a blath 7 ar canach. Tucad uad-side for
luis in ogaim, ar is uad tuccad luis fair. («Ami du bétail (c. à d. orme). Ami, c. à d. cher au
bétail est l’orme pour sa floraison et ses chatons. La cause de l’usage
poétique correct de luis dans les
Ogams, c’est la place de luis dans
l’inspiration poétique. »)
CC: Lúth cethrae (MM : Sustenance of cattle = nourriture du bétail). Notes sur la traduction de McManus : lúth = pouvoir de mouvement, vigueur ; cethrae = pluriel signifiant ‘les quadrupèdes, le bétail’. Mot à mot : «vigueur du bétail. » |
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F fern |
DebAur: Pharaoh Fen: LETTRE et
ARBRE : fernd (= fernn) (sens : lettre ‘F’ ou aulne ; aussi un
bouclier, un bâton, un homme (en poésie), l’adjectif ‘bon’. KENNING : Airenach Fiann -i- fernd, air is di na sgeith («L’avant-garde de la bande-guerrière, c. à d.
l’aulne, car on en fait des boucliers») Ogm: LETTRE et ARBRE : fern ou fearn. DÉFINITION : Fern -i- fearn sin isin caill («Fern c. à d. aulne dans la forêt») Mor: LETTRE :
fern. ARBRE : fern et KENNING : Airinach
Fian -i- sciath ar fern aigiseom sin ar a ndergi ar aenrian: no air is i in
fern adbur in sceith tucad o fernae forsin fid ogaim rogab ainm uaidhi.
Airenach Fian -i- sciath fern sin aigisium (« Avant-garde du groupe de guerriers c. à d. bouclier
pour l’aulne ‘avec lui célèbre’ [= du
fait de] sa couleur rougeâtre [ou rougi par le sang] sur la même voie [de la même façon] :
ou parce que l’aulne, le matériel avec lequel on fait un bouclier a été donné
à la lettre de l’Ogam qui a pris son nom à partir de fernae [autre forme de fern
= aulne]. Avant-garde du groupe de guerriers, c. à d. bouclier
du fait de l’aulne. ») Mac: LETTRE : fernn. ARBRE : fern. KENNING : Comet lachta -i- ferrn in ogaim sin o fern na caill, ar is i coimetas in lacht, ar is di doniter lestair imon lacht. (« La garde du lait, à savoir l’aulne de l’Ogam d’après l’aulne des forêts, car c’est ce qui garde le lait car les récipients contenant le lait sont faits de lui. ») CC: Dín cridi (MM : Protection of the heart = protection du cœur). Notes sur la traduction de McManus : dín = protection défense et acte de protéger ; cride = le cœur (émotions), la partie centrale, l’amour, la valeur (courage). Autre traduction possible : «protecteur de ce qui vous est central. » |
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S sail |
DebAur: Saliath Fen: LETTRE et
ARBRE : sail (sens : lettre ‘S’
ou saule).
KENNING : Li ambi i- nemli lais -i-
ar cosmaillius a datha fri marb («La couleur de celui qui est sans vie, c. à d. il n’a
pas de couleur, c. à d. du fait de la ressemblance de sa teinte avec un mort.») Ogm: LETTRE et ARBRE : Sail (saule). DÉFINITION : Sail in ogaim -i- sail dono sin isin caill («Sail [saule] de l’Ogam, c. à d. le saule, encore, dans la forêt.») Mor: : LETTRE
et ARBRE : saule. KENNING : Li n-aimbi -i- li mairb
-i- am fo diultad conach beo acht is marb. Li n-ambi dono -i- sail aigiseom
sin, 7 tugad uaidisium forsin fid n-ogaim. (« Teinte de l’absence de vie, c. à d. teinte d’un mort, à
savoir, am pour un démenti, de
sorte qu’il n’est pas vivant mais mort. Teinte de l’absence de vie, encore, à
savoir, le saule avec lui, et c’est ainsi qu’il a été mis pour la lettre de
l’Ogam.») Mac: LETTRE et
ARBRE : saule. KENNING : Lut[h] bech -i- sail sin
ara blath 7 ar a canach. Tucad uad-side ara fid coibhnesa in ogaim. («Activité des abeilles, à savoir, c. à d. le saule pour
ses fleurs et ses chatons. Ainsi, il est mis pour la lettre correspondante de
l’Ogam.») CC: Tosach
mela (MM : Beginning of honey = début
du miel). Notes sur la traduction de McManus : Tosach =
début, principe, partie en avant;
mil (génitif
mela)
= miel. Autre traduction possible :
« le principe du miel »
(c'est-à-dire, la douceur ou l’onctuosité ou encore les abeilles?). J’insiste
sur le génitif de mil car méla signifie :
la honte. [Commentaire sur les “fleurs et les chatons”. Regardez les textes en Irlandais: Mac ind Oic dit bien « ara blath 7 ar a canach » pour décrire Luis et « ar a blath 7 ar canach » pour décrire Sail.] |
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N nin |
DebAur: Nebuchadnezzar Fen:
LETTRE : nin (sens : lettre ‘N’ ou le frêne ;
aussi : toute lettre de l’Ogam (voir la note ci-dessous), une
partie du métier d’un tisseur, une vague, un nuage ?). ARBRE : uindsind, uinnius, uindis
(sens : le frêne, la hampe de
lance).
KENNING : cosdad sida nin -i- uinnius, ar is di doniter craind gae
triasa coscairther in sidh no cosdudh sidha uindis. («Un frein à la paix est nin, c. à d. le frêne, car on fait avec lui les hampes des lances
par lesquelles la paix est rompue ou un frein à la paix est uindis») Nin -i- ginol garmna dognither do
uindsind -i- isin aimsir sidha togaibter
garmna. («Nin, c. à
d. une mâchoire de la barre du tisserand qui est faite en frêne, c. à d. en
temps de paix les barres des tisseurs sont utilisées.») [Commentaire :
Fenius dit simplement ici que le frêne peut servir à la guerre ET à la paix,
selon l’usage qu’on en fait.] Ogm:
LETTRE et ARBRE : nin
(frêne). HERBE : une ortie, les orties (nenaid)
. DÉFINITION : Nin in ogaim –i- ginol garmna no nenaid isna feadaib. (« Nin de l’Ogam, c. à d. une mâchoire de la barre du
tisserand ou les orties dans la forêt. ») Mor: LETTRE et
ARBRE : nin (frêne). KENNING : Cosdad
sida -i- nin sen: ginol garmna fri fid e : airde sida sin. Cosdad sida aigi
sin o nin na garmna. (« Vérification
de la paix, c’est à dire ce nin :
c’est la mâchoire de la barre du tisseur appliquée à l’arbre: c’est un signe
de paix. Une vérification de la paix avec lui est celle du frêne de la barre
du tisserand. ») Mac: LETTRE et ARBRE : nin (frêne). KENNING : Bag ban -i- nin garmna -i- ginol garmna. Uad-side fora fid coibnesa. (« Pure menace (ou: combat non sanglant), à savoir, nin de la barre du tisserand, c. à d. mâchoire de la barre du tisserand. Ainsi pour sa lettre correspondante. ») (MM : Irl. : ‘Bág ban’; Eng. ‘Boast of women’; Fr. ‘Vantardise des femmes’, la même traduction que Calder. En tant que préfixe, ‘ban*’ signifie en effet ‘féminin*’. Cependant, les combats de vantardises, normalement sans effusion de sang, ne sont pas inconnus dans le monde celtique). CC: Bág maise (MM : Boast of beauty = fanfaronnade de beauté). Notes sur la traduction de McManus : Bág = fanfaronade, promesse, menace ; et aussi : combat, qualités guerrières; maise = ‘de belle apparence’. Autre traduction possible : «belle promesse ou menace de toute beauté. » Comparez au « combat non sanglant» de Mac ind Oic. Note sur le sens de Nin : le texte le plus ancien sur l’Ogam, l’Auraicept, le désigne souvent par : le ‘beith luis nin de l’Ogam’ (beithi luis nin in ogaim) ce qui a fait croire à de nombreuses personnes (y compris un grand linguiste français, Vendryes!) qu’il s’agit des trois premières lettres de l’Ogam. Par contre, l’Auraicept présente les lettres de l’Ogam dans un ordre immuable, celui que je reproduis ici (pas de contradictions, pour une fois, y compris avec la graphie des lettres. Vous verrez la seule petite déviation à cette règle absolue avec la lettre Getal.) et place toujours Nin en cinquième. Cette apparente contradiction est levée par le sens de ‘lettre en général’ de Nin : on traduit alors beithi luis nin in ogaim par ‘beith luis lettres de l’Ogam’. |
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Groupe H |
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H úath ou huath |
DebAur: Herod Fen:
LETTRE : úath ou huath
(sens : lettre ‘H’ ou aubépine, aussi : terreur, terrible, ‘nom
d’une couleur’, un petit nombre, la terre (matière), l’argile). ARBRE :
úath ou scé (aubépine).
KENNING : comdal cuan huath -i- sce:
no ar is uathmar hi ara deilghibh. («une
assemblée de chiens est huath, c. à d. l’aubépine: ou parce que c’est
terrifiant à cause de la piqure des épines ») Ogm: LETTRE : Uath. ARBRE : crand fir (arbre test) ou sce (aubépine). DÉFINITION : Uath in ogaim crand fir no sce ar a delgaighe insin («Uath de l’Ogam, c. à d. arbre test ou aubépine, du fait de ses épines»). Mor: Conal cuan -i- uath sin,
ar is uath la nech conal chon alladh. Conal cuan do rad re huath in ogaim ar
coibnius in anma, ar uath iat ar aenrian. («Meute de loups, c. à d. uath [la terreur], car
une meute de loups terrifie tout le monde. Meute de loup est dit de [la
lettre de] l’Ogam huath du fait de l’affinité des mots, car elles sont la
terreur, de la même façon.») Mac: Banadh gnuisi -i- uath, ar
is ban gnuis in duine in tan doberar uat[h] no uamun uimi. Uad-side for fid
in ogaim ar aentaid anma aturu fen -i- uath cechtar de. (« Face exsangue (ou pâle), c'est-à-dire terreur,
car exsangue est la face de celui qui est confronté à la terreur ou à la peur
de la tombe (uamun uimi). D’où pour la lettre de l’Ogam du fait de
l’identité des noms entre eux, c. à d. la terreur est en place pour les deux.
») CC: Ansam aidche (MM : Most difficult at night = le plus difficile la nuit) Notes sur la traduction de McManus : Ansam = (issu de ansae) le plus difficile, le plus pénible; mais la forme superlative ansam prend aussi le sens de ‘bien-aimé’. aidche =. ‘pendant la nuit’ . Autre traduction possible : « Le plus pénible pendant la nuit ». [Note : Sans doute : « le cauchemar est la terreur de la nuit la plus difficile à supporter ». Le sens ‘le plus aimé’ paraîtrait donc bizarre à côté des autres définitions.] |
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D duir |
DebAur: David Fen: LETTRE et
ARBRE : duir, dair, daur (sens : lettre ‘D’ ou chêne ou bois de chêne). KENNING : airde dossaib duir («un signe des arbres est le chêne») Ogm: LETTRE : Dur. ARBRE : Dair (chêne). DÉFINITION : Dur in ogaim dair dono isin caill. («Dur de l’Ogam, le chêne, encore dans la forêt»). Mor: Ardam dossaibh -i- dur sin
a dualus a feda isin caill. (« Le
plus aérien des arbres luxuriants, c. à d. le chêne d’après cet arbre dans la
forêt. ») Mac: Gres saír -i- daír. Tucad uad-side fora fidh coibnesa in ogaim. (« Œuvre d’art faite avec métier, c. à d. le chêne. C’est pourquoi il a été choisi pour désigner la lettre de l’Ogam de même sens. ») [Note : Calder traduit gres saír par ‘œuvre de charpentier’ alors que les mots grés et sairse (ou soíre) signifient tous les deux ‘connaissance d’un métier’ (Eng. : craftmanship) avec un aspect artistique et même spécifiquement féminin pour grés.] (MM : Irl. : ‘Grés soír’; Eng. ‘Handicraft of an artificer’; Fr. ‘L’art du faiseur d’artifices’). CC: Slechtam soíre (MM : Most carved of craftsmanship = le plus sculpté venant de la connaissance d’un métier). Notes sur la traduction de McManus : slecht = coupure; slechtam = le plus tailladé, le plus ouvragé; Autre traduction possible : « Belle ouvrage faite avec métier » |
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T tinne |
DebAur: Talamon Fen: LETTRE : tinne (sens : lettre ‘T’ ou le houx ; aussi : une barre de métal, une masse de métal fondu, le métal, le porc salé, un instrument de musique). ARBRE : cuileand (cuilenn = le houx). KENNING : trian roith tindi [lire: tinni]-i- ar is cuileand in tres | ||