birds1.JPG
Nordic Magic Healing:
runes, charms, incantations, and galdr

 

ÞÓRSDRÁPA

"Hymne à Thor"

Ce poème de l'Edda est célèbre pour son obscurité. Il est dû au poète Eilífr Goðrúnarson, et on suppose qu'il a été rédigé environ en l'an 1000. Il contient de nombreux kennings, qui sont des images complexes, difficiles à interpréter. D'autre part, à ma connaissance, il n'a jamais été publié en Français, c'est donc une lacune intéressante à combler.

Chaque kenning peut être remplacé par sa signification, mais le bon poète ne choisit évidemment pas ses kennings pour des raisons superficielles, mais parce qu'ils évoquent un mythe qui sous-tend la compréhension du poème. Toutes les images contenues dans les kennings fournissent une lecture qui s'appuie sur les souvenirs inconscients de l'homme nordique de l'an mil, temps où mère-grand racontait tous ces contes parlant des Dieux et des héros. Ma tentative, bien qu'impossible en principe, sera vous donner une version qui montre la beauté du poème à une personne qui connaît seulement superficiellement les mythes nordiques mais qui, au moins, s'y intéresse.

Références

En cliquant sur les noms des strophes, comme strophe 1, strophe 2, etc., vous serez conduits aux explications, commentaires et discussions relatifs à chaque strophe.

Pour bien comprendre les discussions, il est nécessaire de se souvenir que le poème, cité in extenso dans le Skaldskaparmal, est précédé d'un sorte d'explication, dite version en prose.

Voici des liens directs à quelques explications que vous pouvez désirer consulter immédiatement, elles apportent une information que je crois être nouvelle. (certains liens ne marchent pas encore)

Un explication du nom de la rune Thorn du Futhorc Anglo-Saxon

Comment Thor a obtenu son marteau magique

Une explication du nom mystérieux: "elk-sedge" donné à la rune Gyfu par le poème runique Anglo-Saxon.

Une présentation de traces de chamanisme dans le poème

Une synthèse entre la version en prose et le poème

Un discussion du génocide des géants

La question de savoir si Thor a été presque noyé dans la pisse de géante?

La question de savoir si a pris place un épisode amoureux avec les géantes?

Au sujet de la sexualité dans l'interaction entre Geirrod et Thor

 

Version personnelle de la Thorsdrapa

Le père de l'anneau du monde,
Enfoui au fond de l'océan,
Loki, puissant menteur sous ses airs légers,
Mains agitées au vent pour mieux faire passer sa ruse,
Dit à Thor : "Oh destructeur du tissu de la destiné des dieux des falaises,
Thor! Prends les verdoyants chemins de la demeure de Geirröðr,
Creusée dans le mur qui borde la mer."
Ainsi mentit-il l'ami du guerrier, l'irritant du tonnant.

strophe 1

Sans nul besoin de l'air puant des arguments de Loki,
Thor arrêta fermement son esprit sur ce voyage.
On se devait d'opprimer le peuple engendré
Par une semence brutale et monstrueuse.
Le dompteur de la ceinture du monde,
Plus fort que tout géant d'au-delà des mers,
Se rendit chez ceux de la race du père du monde,
Epine première, premier des Géants, quittant encore
Une fois la demeure du troisième des Dieux.

strophe 2

Cet infâme parjure de Loki,
Fardeau de la divine hurleuse de galdr,
Se montra peu empressé à rejoindre
L'expédition du maître des mouvements de l'armée,
Moins que Thialfi, cet autre maître de la bataille.
De mes lèvres, s'écoule le flot
Des paroles du Dieu torturé, Grimnir.
Les aigles hurlent sur les hauteurs
Gercées des grottes du Dieu de l'océan où habitent
Les géantes, simple gibier pour celui qui étira
La paume de ses pieds sur les bruyères.

strophe 3

Tel des Dieux anciens de la bataille, Thor et Thialfi
Marchèrent tant qu'ils arrivèrent au bord de l'océan
Issu du sang du premier des géants.
Thor réduira le nombre des filles du loup
Qui sans cesse pourchasse le soleil.
Prompt à la colère, Thor, capable de
R