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Nordic
Magic Healing: |
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G. H. F. Nesselmann, "Littauische Volkslieder" ("gesammelt kritisch bearbeitet und metrisch übersetzt"), Dümmler, Berlin 1853. Note sur la traduction: J’ai proposé une version française à partir d’une traduction allemande de chants lituaniens à un ami lituanien, Gailius Raskinis, qui a rétabli un certain nombre de points un peu obscurs dans la version allemande. Il faut bien se rappeler que la version allemande est "metrisch übersetzt " ("métriquement traduite ") c’est à dire qu’elle conserve le rythme de la chanson qu’on peut chanter en Allemand comme en Lituanien. Par contre, la version française est plus proche du mot à mot. Par exemple, j’ai conservé " la fille " ou " une fille " pour désigner un jeune fille. Les chansons lituaniennes ne parlent pas des " filles " au sens français de prostituées. Le contexte indique aussi clairement quand la fille est celle de son père ou de sa mère, et non la jeune fille dont le garçon est amoureux. Ce souci du mot à mot explique aussi ce qui peut être pris pour une petite impropriété en Français. Ceux qui lisent aussi bien le Français que l’Allemand verront que Gailius a fortement contribué à cette version française. Les explications relatives à la langue lituanienne viennent toujours de lui, celles relatives à la mythologie lituanienne sont plutôt issues de mes connaissances dans cette mythologie, acquise en étudiant les charmes magiques de guérison des pays baltes. |
# 6
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Meine Tochter Simonene, Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge, Meine Tochter Simonene, Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Meine Tochter Simonene, Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Meine Tochter Simonene Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Meine Tochter Simonene Worin wirst ihn wiegen? Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Wohl in Laima's Wiege, Meine Tochter Simonene Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Meine Tochter Simonene Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge Meine Tochter Simonene Mutter, Mutter, hochehrwürd'ge
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Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Dam dam dali dam Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère, Fille, ma fille Simonene, Mère, très honorée mère,
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Notes:
Laima: déesse païenne dont le nom évoque le bonheur car "laime" signifie "le bonheur".
Hetman: une sorte de commandant en chef des troupes au royaume de Pologne et en Ukraine.# 11
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Welches Wunder, welches große Wunder! |
Quelle merveille, quelle grande merveille! |
# 21
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Heute trinken Meth (Lit: Midus) wir, Morgen ziehen aus wir In das Land der Franken. Steht ein grünes Wäldchen Im Franzosenlande, Im Franzosenlande. Durch das grüne Wäldchen Fließt ein schnelles Flüßchen, Fließt ein schnelles Flüßchen. Über jenes Flüßchen Führt 'ne blanke Brücke, Führt 'ne blanke Brücke. Unter dieser Brücke Schwimmt ein buntes Fischlein, Schwimmt ein buntes Fischlein. Wer den Fisch wird fangen, Der wird Polens König, Der wird Polens König. Und der Sachse fing ihn, Der ward Polens König, Der ward Polens König. |
Buvons l'hydromel (Lit: Midus) aujourd'hui, Demain nous partons en France, Demain nous partons en France. Il y a une petite forêt verte Au pays des Français, Au pays des Français. Dans cette forêt verte, Coule un rapide petit flot, Coule un rapide petit flot. Sur ce petit flot Passe un pont en cuivre, Passe un pont en cuivre. Sous ce pont en cuivre Nage un petit poisson bariolé, Nage un petit poisson bariolé. Qui attrapera le poisson Sera roi de la Pologne, Sera roi de la Pologne. Et le Saxon l'attrape, Le voilà roi de la Pologne, Le voilà roi de la Pologne. |
Notes:
"Midus" est une boisson alcoolisée à base de miel semblable à l'hydromel.
# 22
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Wohl unter Rasen |
Sous le vert gazon |
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# 23
Ach, von blanken Schwertern.
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Große Dämme aufgeschüttet |
De grands remblais |
Note:
Kastrynas en Lituanien, Küstrin en Allemand semblent désigner un lieu. Le mot "Küstrin" pourrait désigner aussi un femme assistante d’un prêtre, mais l’original Lituanien, n’a pas ce sens du tout. Une traduction plus mot à mot du Lituanien serait:
Au delà de Kastrynas, à Kastrynas,
J'étais dans la grande guerre ...
# 30
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Stehn Soldaten auf der Wacht, Leiden Kälte, leiden Roth, Leiden Kälte, leiden Roth. Officiere auf und nieder Sprechen so zu den Soldaten, Sprechen so zu den Soldaten. Watet immer nur im Blut, Das sicht uns gar wenig au, Das sicht uns gar wenig au. Als die Franken unterlagen, Liefen alle durch einander, Liefen alle durch einander. Als der Russ' begann zu ziehen Stürzten alle Mauern nieder, Stürzten alle Mauern nieder. Als die Preußen aufmarschirten, Jagten sie davon die Franken, Jagten sie davon die Franken. York bei Wartenburg versetzte Bertrand heft'ge Nippenstöße, Bertrand heft'ge Nippenstöße. Kleist bekam im Sack gefangen Den Spitzbuben, den Baudamme, Den Spitzbuben, den Baudamme. Bülow steckt 'ne lange Lanze Von Berlin aus, daß die Franken Sich die Nase dreimal stießen. Vater Blücher eins versetzte Bonaparten in den Nacken, Daß das Wehren er verlernte. Darum, Burschen, fragt gar nichts, Achtet nur auf eure Fahne, Die führt euch zu Ehr' und Ruhm. |
Montent la garde les soldats, Se plaignent du froid, se plaignent de la faim, Se plaignent du froid, se plaignent de la faim. Les officiers sans cesse Disent aux soldats, Disent aux soldat. Ne pataugez jamais que dans le sang, Vous n'aurez pas de raison de vous plaindre, Vous n'aurez pas de raison de vous plaindre. Lorsque le Français a sonné la trompette, Ses soldats ont couru tout ensemble, Ses soldats ont couru tout ensemble. Quand les moscovites se mirent en marche, Tous les murs tombèrent à terre, Tous les murs tombèrent à terre. Quand les prussiens sont arrivés, Les français sont partis, Les français sont partis. York près de Wartenburg a donné Un coup douloureux au flanc de Bertrand, Un coup douloureux au flanc de Bertrand. Kleist prit dans un sac Ce méchant Wandam, Ce méchant Wandam. Bülow sortit une grande barre Au delà de Berlin, pour que les français S'y heurtent le nez trois fois. Le père Blücher une fois saisit Bonaparte à la nuque, Afin qu'il apprenne à se défendre. C'est pourquoi, les gars, ne demandez rien, Surveillez seulement votre bannière, Qui vous conduit à l'honneur et la gloire.
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# 32
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Kosciutzko's Sohn im Walde liegt erschossen; Dort unter'm Eichbaum, in dem weißen Sande! |
Le fils de Kosciutzko gît fusillé dans la forêt; Là-bas sous un chêne, dans le sable blanc! |
Note:
En haut sur la montagne, en Lituanien, "ant auksto kalno" se rencontre assez souvent dans ces chansons, nous en verrons d’autres exemples où le héros de la chanson ne veut pas être enterré ainsi. Le fait d’être enterré "là-haut sur la montagne" n’évoque rien de péjoratif pour la montagne. A mon avis, cela évoque simplement un éloignement du mort de sa communauté.
#36
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Ich möchte gehen Gleich hin nach Memel, Dort auf die grünen Schanzen. Da möcht' ich lernen Vernünftig reden, Mich zierlich unterhalten Ach Vater, Vater Mein lieber Vater Wozu hast mich erzogen? Zu bittern Leiden? Zu Müh' und Sorgen? Zu schwerer Händearbeit. Mich kümmert's wenig Ich zage nimmer, Ein ruhig Herz ja hab' ich. Bin ich auch Diener, Doch arbeitkundig, Des alten Vaters Söhnchen. |
Si je m'en allais De suite au loin vers Klaipeda, Là-bas sur les verts retranchements. Là j'apprendrais A parler judicieusement, A converser de belle façon Ah père, mon père Mon bien-aimé père, En vue de quoi m'as-tu élevé? Pour l'amer misère? Pour la peine et les soucis? Pour le dur travail des mains? Jr n'ai peur de rien, Je ne me désespère pas J'ai le coeur tranquille. Bien que je sois le serviteur, Mais travailleur, Le fils de son vieux papa chéri . |
Note:
L’Allemand "Memel" se dit "Klaipeda" dans la version lituanienne pour désigner la ville, et on dit "Nemunas" pour désigner le fleuve.
#55
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Auf Vaters Hofe Wächst eine Linde, Der hat neun Zweige, Drüber einen Wipfel. Auf jeden Zweige Ein gold'nes Aeuglein Und auf dem Wipfel Sißt ein bunter Kukuk. Er rief am Morgen, Er rief am Abend, Bis er herausrief Vaters liebe Tochter, Der Alten Mutter Behende Botin, Der jungen Brüder Liebende Anwaltin, Der grünen Rauten Getreue Sä'rin, Der bunten Nelken Aufmerksame Gät'rin, [Lit: Nurawetojyte] Die Blondgelockte, Die Fleiß'ge Spinn'rin, Die Webekund'ge, Nähterin und Stick'rin. |
Dans la cour du père Veille un tilleul. Il a neuf branches Et une cime en plus. Sur chaque branche Un oeil en or Et sur la cime Se tient un coucou bariolé. Il chante le matin, Il chante le soir, Jusqu'à faire sortir La fille bien-aimée de son père, De la vieille mère La messagère, Des jeunes frères L'avocate, De la rue verte La petite semeuse, Des oeillets multicolores La petite sarcleuse, [Lit: Nurawetojyte] Celle à la tête couleur de lin, La petite fileuse, La petite tisseuse, La petite brodeuse. |
Note:
Nurawetojyte est un diminutif construit à partir du verbe "raveti" = arracher de mauvaises herbes, sarcler. Ainsi "nurawetojyte" = "la petite dame qui arrache de mauvaises herbes", d’ou ma traduction "petite sarcleuse" que j’invente à partir du verbe "sarcler"qui ne correspond pas à l’Allemand "Gäterin" évoquant plutôt une maîtresse de maison.
# 59
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O meine Mutter, Geliebte Alte, Wozu hast mich erzogen? Zu schwerer Arbeit? Zu bittrer Trübsal? Ob zum Gespött der Menschen? Nicht für die Arbeit, Nicht für die Trübsal, Nur zum Gespött der Menschen. Wenn du mich hassest So sehr, O Mutter, Hätt'st mich nicht sollen groß ziehn. Hätt'st sollen tragen, Hätt'st sollen werfen Mich in des Teiches Tiefe. Geworden wär' ich Ertrunk'nes Kindchen Der Fische Spielgefährtin. Dann hätten Fischer Daselbst gefischet Mit seinem seidnen Netze. Gefischet hätten, Gefangen hätten Sie mich statt eines Hechtchens. Ich wäre worden Ein Fischermädchen, Der Strandleut' Schwiegertochter. |
O ma mère, Vieille bien-aimée, Pour quoi m'as tu élevée? Pour le dur travail? Pour l'affliction amère? Sinon pour être la risée des humains? Non pas pour le travail, Non pas pour l'affliction, Mais bien pour être la risée des humains. Si tu me haïssais Autant, O ma mère Tu n'aurais pas dû me laisser grandir. Tu aurais dû me porter, Tu aurais dû me jeter Dans le lac profond. Je serais devenue Une enfant noyée, Compagne [ou amie] des poissons. Alors les pêcheurs Auraient pêché là-bas Avec leurs filets de soie. Ils auraient pêché là-bas Ils auraient attrapé là-bas Moi en place de brochets multicolores. Je serais devenue Une fille-pêcheur, La belle-fille des gens de la grève. |
# 61
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Morgens stand ich früh auf, Öffnetet die Thüre, Und ich ging, ich ging nach Wasser, Aber nicht alleine. Hinter'm (hinter dem) grünen Walde Ist ein klarer Heller, Da, da fand ich den Geliebten, Seine Pferde tränkend. Stelle weg die Eimer, Lege weg die Trage, Komm und hilf mir, liebes Mädchen Meine Pferde tränken. Nicht die Eimer stell't ich, Auch weg die Trage, Half auch nicht dem lieben Knaben Seine Pferde tränken. Auch stand ich nicht lange, Sprach nur wen'ge (wenige) Worte, Und da welkte doch mein Kränzchen Ach, auf meinem Kopfe. Meine Schwester sah es, Hinterbracht's der Mutter, Heftig schalt mich meine Mutter, Daß ich sprach den Knaben. +++++++++++++++++++++++++++++++ Morgens stand ich früh auf, Öffnetet die Thüre, Und ich ging, ich ging nach Wasser, Aber nicht alleine. Hinter'm grünen Walde Ist ein klarer Heller, Da, da fand ich meinen Bruder, Seine Pferde tränkend. Stelle weg die Eimer, Lege weg die Trage, Komm und hilf mir, liebe Schwester Meine Pferde tränken. Weg stell't ich die Eimer, Legte weg die Trage, Und ich half dem lieben Bruder Seine Pferde tränken. Ziemlich lange stand ich, Sprach mit ihm manch nur Wörtchen, Und es blühte frisch das Kränzchen Hier, auf meinem Haupte. Meine Schwester sah es, Hinterbracht's der Mutter, Herzlich freute sich die Mutter, Daß ich sprach den Bruder. |
Le matin je me suis tôt levée, J'ai entr'ouvert la porte, Et je m'en allai chercher de l'eau, Mais je n'étais pas seule. Derrière la forêt verte Se trouve un lac limpide Là, j'ai retrouvé le bien-aimé, Qui abreuvait ses chevaux. Laisse là les seaux, Pose à terre ta barre, Viens et aide-moi, chère jeune fille, A abreuver mes chevaux. Je ne laissais point mon seau Ni je ne posais à terre ma barre, Ni je n'aidais le cher garçon A abreuver ses chevaux. Aussi bien ne resté-je pas longtemps, Dis seulement quelques mots, Et là flétrit ma couronne, Hélas, sur ma tête. Ma soeur le vit, Le rapporta à la mère, Violemment ma mère gronda, De ce que j'avais parlé au garçon. +++++++++++++++++++++++++++++++ Le matin je me suis tôt levée, J'ai entr'ouvert la porte, Et je m'en allai chercher de l'eau, Mais je n'étais pas seule. Derrière la forêt verte Se trouve un lac limpide Là, là j'ai retrouvé mon frère, Qui abreuvait ses chevaux. Laisse là le seau, Pose à terre ta barre, Viens et aide-moi, chère soeur, A abreuver mes chevaux. Je délaissais mes seaux Je posais à terre ma barre, Et j'aidais le cher frère A abreuver ses chevaux. Aussi bien resté-je longtemps, Dis avec lui maints mots, Et ma couronne fleurit fraîchement, Ici, sur ma tête. Ma soeur le vit, Le rapporta à la mère, De tout coeur ma mère se réjouit, De ce que j'avais parlé au frère. |
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Note:
la "barre" dont il s'agit (Lit. nasztelius) est une barre qu'on porte sur la nuque et qui supporte un seau à chaque extrémité.
# 62
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Ach Mutter, ich will schlafen, Geh Tochter, in die Kammer, |
Ah ma mère, je veux dormir, Vas ma fille, dans la chambre, |
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Note:
Kletuze est le diminutif de "kletis", la grange, l'entrepôt à céréales. Peut être pris comme synonyme de "petite maison".
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# 84
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An dem Haff, dem Meere, Da erhob ein Sturm sich, Nach dem Kranze schwimmen. Lasset mich begraben |
Près de la mer, près de la mer S'éleva un vent du nord, Nager après ma couronne. Faites-moi enterrer |
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# 88
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Sandte mich die liebe Mutter Zum Meeresstrand nach Wasser. Ich nun, als ich ging nach Wasser, Setzte mir auf das Kränzchen. Ja, ich setzte mir mein Kränzchen Auf's glattgekämmte Köpchen. Auf das glattgekämmte Köpchen, Auf meine blonden Zöpfe. Da erhob sich Sturm aus Norden, Blies mir herab das Kränzchen. Blies herab das grüne Kränzchen, Von meinem glatten Kopfe. Von dem glattgekämmten Kopfe, Von meinen blonden Zöpfen. Längst dem Strande ging das Mägdlein, Das Kränzchen aufzusuchen. Und da kamen drei Gesellen, Drei junge Krügersöhne. Ei, ihr meine wackern Burschen, Ihr jungen Krügersöhne. Wer will schwimmen nach dem Kranze Hinaus, auf's hohe Meer hin? Ei, mein Mädchen, zarte Lilie, Was willst du dafür geben? Einen seidnen Gürtel schenk' ich Dem einen der Gesellen. Schenk' ein zierlich goldnes Ringlein Dem andern der Gesellen. Doch den dritten nehm ich selber, Der soll mein Liebster werden. Als der Knabe schwimmen wollte, Da legt' er ab sein Röckchen. Legte ab sein feines Röckchen, Und auch sein schwarzes Hütchen. Immer weiter schwamm das Kränzchen, Der Knabe sank zu Grunde. An das Ufer kam das Kränzchen, Der Knabe auf den Meergrund. Untersinkend hob der Knabe Empor noch seine Hände. Eile, Eile, liebes Mädchen, Zum Vater, zu der Mutter. Bring' die Kunde meinem Vater Und meiner alten Mutter. Daß ertrunken sei ihr Söhnchen Auf hohem Meer ertrunken.
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Ma mère m'envoya Chercher de l'eau à la mer. Mais moi, en allant chercher l'eau J'installai ma couronne. Oui, j'installai ma couronne Sur ma tête lisse. Sur la tête lisse, Sur mes tresses blondes. Alors s'éleva le vent du Nord, Souffla au loin ma couronne. Souffla au loin ma couronne, De ma tête lisse. De ma tête lisse, De mes tresses blondes. La jeune fille marcha sur la grève, Afin de chercher sa couronne. Et arrivent là trois garçons Trois jeunes fils d'une bistroquète. Eh, vous mes braves garçons Vous les trois fils d'une bistroquète. Qui nagera après la couronne, Là-bas, au profond de la mer? Eh, jeune fille, doux lys, Que donneras-tu pour cela? J'offre une ceinture de soie, A l'un des garçons. J'offre avec grâce un anneau d'or, A l'autre copain. Et au troisième, lui, je le prends, Il sera mon amoureux. Alors que le garçon voulait nager, Là sa veste ôte. Ôte sa fine veste, Et aussi son chapeau noir. Toujours plus loin nage la couronne, Le garçon s'en va par le fond. Au bord vient la couronne, Le garçon par le fond. Le garçon coule au fond, En haut encore ses mains, En haut encore ses mains. Cours, cours, chère fille Vers le père, vers la mère. Porte le nouvelle à mon père, Et à ma vieille mère. Que noyé est leur fils, Noyé dans la profondeur de la mer. |
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Note: la "bistroquète" est une femme propriétaire d'un débit de boisson où l'on vend de la bière.
# 89
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Wächst die Linde, wächst die grüne Auf der grünen Wiese, Auf der grünen Wiese. Unter jener grünen Linde Sprudelt eine Quelle, Strömt die tiefe Düna. [= die Donau] Sandte mich die liebe Mutter Wasser dort zu schöpfen, Wasser dort zu schöpfen. Und ein Morgenwind erhob sich, Weht herab mein Kränzchen Mitten in die Düna. Kamen an zu Roß drei Burschen, Wollten Pferde tränken, Wollten Pferde tränken. Uebernahm's der eine Bursche, Nach dem Kranz zu schwimmen, Nach dem Kranz zu schwimmen. Kommst du glücklich an das Ufer, Sollst du mein Liebster werden, Sollst du mein Liebster werden. Wenn du auf den Grund versinkest, Wirst im Himmel jubeln, Wirst im Himmel jubeln. Obenauf da schwamm das Kränzchen, Knabe sank im Moor ein, Knabe sank im Moor ein. Und das Kränzchen war am Ufer, Knabe auf dem Grunde, Knabe auf dem Grunde. Kränzchen war in ihren Händen, Knabe auf dem Brette, Knabe auf dem Brette. Kränzchen hing daheim am Nagel, Knabe lag im Sarge, Knabe lag im Sarge. Saget nicht, daß ich, der Knabe, Um den Kranz ertrunken, Um den Kranz ertrunken. Saget nur, daß ich, der Knabe, Meinen Braunen tränkte, Meinen Braunen tränkte. Und begrabt nicht mich, der Knaben, Auf dem hohen Berge, Unter grüner Linde. Nein, begrabet mich, den Knaben, In den Rautengarten, Unten grünen Rauten. Wenn du junge Rauten säest, Wirst du mein Gedenken, Wirst du mein Gedenken. Wenn du grüne Rauten pflückest, Wirst du mich erblicken, Wirst du mich erblicken. Wenn du das Kränzchen windest, Wirst du mich berühren, Wirst du mich berühren. Wenn du ihn auf's Haupt dir setzest Wirst du um mich weinen Heiße bittre Thränen. |
Croît le tilleul, croît le vert, Sur la prairie verte, Sur la prairie verte. Sous ce tilleul vert, Une source froide, Le Danube profond. La mère bien-aimée m'envoya Puiser de l'eau là-bas, Puiser de l'eau là-bas. Et s'éleva un vent du matin, Emporta ma couronne Au milieu du Danube. Arrivèrent trois garçons à cheval, Pour abreuver les chevaux, Pour abreuver les chevaux. Entreprit l'un des garçons, De nager après la couronne, De nager après la couronne. Si tu reviens au bord, Tu seras mon amour, Tu seras mon amour. Si tu sombres au fond, Tu seras heureux en paradis, Tu seras heureux en paradis. En haut nage la couronne, S'enfonce le garçon dans la baie, S'enfonce le garçon dans la baie. Et la couronne fut au rivage, Le garçon sur le fond, Le garçon sur le fond. La couronne était dans tes mains, Le garçon sur la planche, Le garçon sur la planche. La couronne pendait là au clou, Le garçon dans le cercueil, Le garçon dans le cercueil. Ne dites pas, que moi, le jeune, Je me suis noyé pour la couronne, Je me suis noyé pour la couronne. Dites seulement, que moi, le jeune, J'ai abreuvé mon cheval, J'ai abreuvé mon cheval. Et ne m'enterrez pas, moi le jeune, Sur la haute montagne, Sous le tilleul vert. Non, enterrez-moi, le jeune, Dans le jardin à rue, Parmi les rues vertes. Quand tu sèmes la rue, Tu te souviendras de moi, Tu te souviendras de moi. Quand tu ramasses la rue, Tu m'apercevras, Tu m'apercevras. Quand tu tresses la couronne, Tu me toucheras, Tu me toucheras. Quand tu la mettras sur ta tête Tu pleureras pour moi, Chaudes amères larmes. |
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Note:
Le nom lituanien du fleuve dont parle cette chanson est Dunojus, le Danube.
# 96
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Hinüberschreitend.
# 98
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Ach, das schöne, holde Mädchen, |
Ah! la belle fille, |
# 99
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Es grünt, es grünet Dort eine Eiche Seitab dort von der Straße. Und diese Eiche, Der Hundertäst'ge, Sprach also mit dem Winde: Herkommen will man, Man will mich fällen, Will mich nach Hause fahren. Was wirst du machen, Aus meinen Aesten, Aus meinem starken Stamme? Aus deinen Aesten Mach' einen Schlitten, Aus deinem Stamm ein Boot ich. Im Winter brauch' ich Wohl Roß und Schlitten, Im Sommer dann das Bootchen. Ich ritt durch's Feld hin, Besah mir alle, Dies Mädchen, das begehrt' ich. Bekäm ich sie nicht, Dann würd' ich traurig, Dann wär' ich ganz verloren, Um ihretwegen, Um dieses junge, Um dies geliebte Mädchen. Jetzt bin ich lustig, Hoch und in Freuden, Zur Seite meines Mädchens. |
Croît, croît Là-bas un chêne Tout près du bord de la route. Et ce chêne, Aux cent branches, Parlait ainsi au vent: On viendra, On m'abattra, On m'emmènera à la maison. Que feras-tu, De mes branches, De mon petit tronc? De tes branches, Ferai-je un traîneau, De ton tronc un bateau. En hiver j'ai besoin D'un cheval et d'un traîneau, En été alors le bateau. Je chevauche au travers du champ, J'observe toute Cette fille, que je désire. Si je ne l'obtiens pas, Alors serai-je triste, Alors serai-je tout perdu. A cause de cette fille, A cause de cette femme, A cause de ma bien-aimée. Maintenant, je suis heureux, Ryli railuzi, [onomatopées exprimant la joie] Au côté de ma jeune fille. |
# 105
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Ach Gott verhüte, Daß so sich's füge, Daß hier im Dorfe, Mein Mädchen wohne. Nichts hätt' zu thun ich, Als Rößlein füttern, All' liebe Tage Parade reiten. O gebe Gott nur, Daß so sich's füge Daß fern ein Meilchen Mein Mädchen wohne. Könnt dann mit Muße Das Rößlein füttern, Jedweden Sonntag Parade reiten. * * * O Gott verhüte, Daß so sich's füge, Daß hier im Dorfe, Mein Liebster wohne. Nichts hätt' zu thun ich, Als Weißzeug waschen, All' liebe Tage Geputzt einhergehn. O gebe Gott nur, Daß so sich's füge Daß fern ein Meilchen Mein Liebster wohne. Könnt dann mit Muße Das Weißzeug waschen, Jedweden Sonntag Geputzt einhergehn. |
Ah! Dieu m'en garde, Qu'il s'arrange ainsi, Que dans le même village, Habite ma fille. Je n'aurais le temps, De nourrir le cheval, Tous les jours De chevaucher à la parade. Oh! Dieu donne seulement Qu'il se fasse ainsi Qu'au moins à un mille Habite mon amoureuse. Alors j'aurai le temps De nourrir le cheval, Toutes les semaines, De chevaucher en parade. * * * Oh! Dieu m'en garde, Qu'il s'arrange ainsi, Qu'ici dans le village, Habite mon bien-aimé. Je n'aurais le temps, Quand je lave le linge, Tous les jours De me promener tout de blanc vêtue. Oh! Dieu donne seulement Qu'il se fasse ainsi Qu'au moins à un mille Habite mon amoureux. Alors j'aurai le temps De laver le linge, Toutes les semaines, De me promener tout de blanc vêtue. |
# 116
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Ausgeht, heimkehrt der geliebte Jüngling. Besuche mich, mein Mädchen, Besuche mich, mein Schätzchen, Heute, heute Abend. Gern möcht' ich, Geliebter, dich besuchen, Allein mich schmerzt mein Köpfchen, Mich schmerzt, mich schmerzt mein Herzchen, Wenn ich dich besuche. Von der Raute träust, es träust vom Kranze, Es träust von meinem Antlitz, Es träust vom glänzend klaren Manche bittre Thräne. |
Sors, reviens jeune homme bien-aimé. Visite-moi, ma fille, Visite-moi, ma jeune, Aujourd'hui, ce soir. J'aimerais, mon amour, te visiter, Seule ma tête me fait mal, Me fait mal mon coeur, Que je te visite. Cela coule de la rue, cela goutte de la couronne, Goutte de mon visage, Goutte de mon luisant, [le visage est luisant de larmes] Les larmes tristes. |
# 117
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In Vaters Hofe Im neuen Stalle Da sattelt sich der Bruder Das braune Rößlein. Es kommt das Mägdlein Vom Rautengarten: Wo reitest hin, mein Knabe? Nimm mich doch mit dir! Mein liebes Mädchen, Du junge zarte, Klein ist ja nur mein Rößlein, Der feine Sattel. Mein lieber Knabe, Mein junger zarter, Ist auch nur klein dein Rößlein, Der feine Sattel, Auf ebnem Felde Gehn wir zu Fuße, Und durch des Flusses Strömung Wir beide schwimmen. Und sieh, wir schwammen Bis an den Berg hin, Steht auf dem hohen Berge 'ne grüne Linde. Steh still, mein Mädchen, Bei dieser Linde, Und ich, der junge Knabe, Dort bei der Eiche. Der Reif gefrieret, Der Thau fällt nieder Auf meine Rauten alle Und auf mein Kränzchen. Und als ich trabte Durch's grüne Wäldchen, Da zitterte mein Pferdchen Wie Espenblätter. Gieb Acht, mein Mädchen, Gieb Acht, du junge, So wirst auch du einst zittern, Wirst du die Meine. Mein lieber Knabe, Mein junger zarter, Mag zittern auch dein Pferdchen, Ich werd' nicht zittern. Es blies ein Lüftchen, Ein kalter Nordwind, Die grünen Rauten schwankten Und auch die Lilien. Gieb Acht, mein Knabe, Gib Acht, du junger, So wirst auch du einst schwanken, Wirst du die Meine. Mein liebes Mädchen, Du junge zarte, Die Rauten mögen schwanken, Ich werd' nicht schwanken. |
Dans la cour du père, Dans l'étable neuve, Là selle le frère Le cheval brun. Sort le fille Du jardin à rue: Où chevauches-tu, mon garçon? Prends-moi donc avec toi! Ma chère fille, Ma chère jeune, Petit est mon cheval, Et sa selle élégante. Mon cher garçon, Mon cher jeune, Si ton cheval est petit, Et sa selle élégante, Les champs plats, Traverserons à pied, La rivière rapide Traverserons en nageant. Et vois, nous avons nagé Jusqu'à la montagne haute, Se dresse sur la montagne haute Un tilleul vert. Reste, jeune fille, Au dessous de ce tilleul vert, Et moi, le jeune garçon, Au dessous du chêne. Le frimas gèle, La rosée tombe Toute sur ma rue, Et sur ma couronne. Et tandis que je trottais Au travers de la verte forêt, Voilà que tremble mon cheval Comme une aubépine. Regarde, ma fille, Regarde, toi la jeune, Ainsi trembleras-tu Quand tu seras mienne. Mon cher garçon, Mon jeune doux, Que tremble ton cheval, Point ne tremblerai-je. Il a soufflé le vent, Un vent froid du Nord, Les rues vertes ont chancelé, Tout comme les lys. Regarde, mon garçon, Regarde, le jeune, Ainsi chancelleras-tu, Quand tu sera mien. Ma chère fille, Ma chère jeune, Que chancelent les rues, Je ne chancellerai pas. |
Note : " les rues vertes qui chancellent " évoquent le fait que la couronne de rue que porte une jeune fille reste verdoyante et bien ferme sur se tête quand elle conserve sa virginité.
# 118
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Ich trat den Boden, Setz' mir zurechte Ich ging soweit mit, Noch gar gegangen Es poltern, dröhnen Und als ich hinging Ob ihr da sehet, Dem, den ich wünschte Dem hab' gegeben Mein lieber Knabe Als zu den Pferden Ein Auge leuchtet Gieb acht, O Knabe, |
J'ai marché sur le sol,
Remets en place, Je m'en allais en compagnie, Je n’ai même pas fait Ils font du tapage, il tremblent Et comme je m'en allais Que vous me regardiez, Lui, que je désirais A lui j'ai donné Mon garçon chéri Lorsqu’il allait Ses yeux luisent Cache toi, O garçon, |
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Notes:
Plusieurs mots sont illisibles dans la version allemande. Je donne une traduction du Lituanien.
"mamuze" est un diminutif de "mère, maman"
"baltoji" signifie "la blanche". La couleur blanche est associée à la bonne santé dans les charmes de guérison Lituaniens.
"Ben ("bent" en Lituanien moderne) per laukeli" signifie "à travers le champ au moins"
"Per Mines kema" ("kiema" en Lituanien moderne)" se traduit plus exactement comme suit. "Mines" est le génitif de "Mine" qui est un hameau tellement petit que Gailius n’en a jamais entendu parler. Le mot "kema" est l'accusatif de "kiemas". "Kiemas" n'est pas tout a fait le hameau, le petit village ("Dörfchen"). C'est plutôt un espace autour d'une maison; entre la maison, la grange, l’étable, etc.
# 129
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Ei, ei, du schlanke, schwanke Fichte, Die neune hat der Sturm gebrochen, Es ruft der Kukuk auf dem Wipfel, Was Schwester bringt, mag ich nicht essen, Das Morgenbrodt in einem Händchen, |
Eh, Eh, toi, le pin chancelant La tempête brisa les neuf, Le coucou chante sur la cime, Ce qu'apportera la soeur, je ne le mangerai pas, Le petit déjeuner dans une main, |
# 135
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Mein liebes Mädchen, Ganz ward vom Regen Bin ich zu schlecht denn, Bin nicht verunglückt, Es giebt noch viele Mädchen, O singet, singet, Schwestern! Mein junges Herzchen |
Ma jeune fille chérie, Par la pluie tout était Suis-je donc si mauvais, Tu ne m'ouvrais pas ta chambre? Celle à qui une mère Il y a encore beaucoup de filles, Oh! Chantez, vous les soeurs! Mon jeune coeur |
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Note:
"Po migluze klejojes" ("klajojes" en Lituanien moderne)" se traduit mot à mot par "erré dans le brouillard". J’ai conservé ce mot à mot qui prend un sens explicatif plausible en Français.
# 137
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Jüngling warum trauerst du? Hast du denn die Deine nicht? Eines Mädchen wegen sei Immer ohne Sorgen. Noch giebt's Eine wohl im Dorf, Die nach deinem Sinne ist? Wenn dir Diese nicht gefällt, Suchen wir 'ne Andre. Hab' ein liebes Mädchen ich, Das an meiner Seite ruht, Dann ist mir der Schlaf so süß Neben meinem Mädchen. Aus dem Schlafe wacht' ich auf, Fand sie nicht mehr neben mir; Da ward mir so lang die Zeit Fern von meinem Mädchen. Ist das Mädchen auf dem Heu, Sitz' ich bei der Wiege still; Wenn sie ihre Arbeit thut, Schaukle ich die Wiege. |
Jeune homme, pourquoi es-tu triste? N'as tu pas la tienne? Pour une jeune fille on pourrait Toujours rester gai. Il y en a encore une au village Qui soit à ton goût? Si celle-ci te déplaît, Nous en chercherons une autre. J'ai une fille aimée Qui repose à mon côté, Alors le sommeil m'est si doux Au côté de mon aimée. Je me suis réveillé de mon sommeil, Je ne l'ai plus trouvée à mon côté; Alors je suis inquiet Sans ma jeune fille. Quand la jeune fille sera dans un pré, Je reste près du berceau, Quand elle travaillera, Je balance le berceau. |
# 140
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Wenn in düstrer, stiller Nacht Eine gute Nacht wünsch' ich Schlafe süß und ruhig. Möcht' dich küssen tausendmal, |
Quand dans la nuit sombre Je souhaite une bonne nuit Moi à ton côté. Je t'embrasse mille fois, |
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# 141
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Ei, mein Roß, mein Rößlein, Wird zu schwer dir etwa Flüßchen ganze neune Rößlein schwamm hinüber, Ahorn, lieber Ahorn, Ich will dich ja fällen, Lass' mir dann aus Tilsit Und wen willst du legen Will mein Mädchen legen Und wen willst du legen Ich will selbst mich legen Von der fünften Strophe an weichen drei verschiedene Aufzeichnungen dieses Liedes so wesentlich von einander ab, daß sie sich nicht in eine Redaktion vereinigen lassen; die eine liegt der Rhesa'schen, die andre der Stanewicz-schen Ausgabe zu Grunde; ich theile daher, obgleich namentlich Rhesa's Text sehr verstümmelt ist, beide Auffassungen unter der Namen der beiden Herausgeber mit. |
Eh! cheval, mon petit cheval, Sera pour toi trop difficile C'est bien neuf rivières Le petit cheval nagea en haut, Érable, cher érable, Je t'abattrai alors, J’inviterai de Tilsit Qui coucheras-tu Je coucherai ma fille Qui coucheras-tu Je me coucherai A partir de la cinquième strophe, trois formes différentes de cette chanson s'écartent tant l'une de l'autre, qu'elle ne se laissent pas réduire à une seule version; l'une est à la base de la version de Rhesa, l'autre de la version de Stanewicz [nom de deux éditeurs de dainos]; je divise en conséquence, quoique le texte de Rhesa soit spécialement mutilé, les deux interprétations sous le nom des deux éditeurs. |
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Rhesa Weide, liebe Weide, Grünest doch immer? Wirst nicht lange grünen, Nur noch diesen Sommer. Denn ich will dich fällen, Abhau'n deine Aeste, Und aus deinem Stamme Lass' ich Bretter schneiden. Daraus will ich bauen Eine weiße Wiege, Darein will ich legen Mein geliebtes Mädchen. Und mit deinen Zweigen Laß den Stall ich streuen Für mein liebes Pferdchen, Für den Dunkelbraunen. Stanewicz Faulbaum, lieber Faulbaum, Schönes, grünes Bäumchen, Warum grünst du nicht im Winter, wie im Sommer? Warum sollt' ich grünen Winter durch und Sommer? Wollen mich ja fällen, Abhau'n meine Aeste. Und was laßt ihr machen Euch aus meinen Aesten? Und was habt im Sinne Ihr mit meinem Stamme? Aus den Aesten mach' ich Eine grüne Wiege, Und aus deinem Stamme Mir ein buntes Bettchen. Und wen wollt ihr wiegen In der grünen Wiege? Und wen wollt ihr legen In das bunte Bettchen? Will mich selber legen In das bunte Bettchen, Will mein Mädchen wiegen In der bunten Wiege. Dazu brauch' ich dich nicht, Loser, junge Bursche. Mich hat groß gewieget Meine alte Mutter. Hat mich aufgetragen Auf den weißen Armen, Mir die Zeit vertrieben Mit dem gold'nen Ringlein. Sie hat mich gewaschen Wohl mit reinem Wasser, Hat mich abgetrocknet Mit dem seidnen Tuche.
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Rhesa Saule, cher saule, Restes-tu donc toujours vert? Tu ne seras pas vert longtemps Seulement encore cet été. Car je veux t'abattre Couper tes branches, Et de ton tronc, Je couperai des planches. De cela je construirai Un berceau blanc, Dans lequel je coucherai Ma jeune fille bien aimée. Et tes plus petites branches Je les répandrai dans l'étable Pour mon cheval aimé, Pour le brun sombre. Stanewicz Bourdaine, chère bourdaine, Bel et vert arbrisseau, Pourquoi n'es-tu pas vert en Hiver, tout comme en été? Pourquoi devrais-je verdir Pendant l'hiver et l'été? Vous voulez m'abattre Couper mes branches. Et que ferez-vous, Vous, de mes branches? Et qu'avez-vous en tête Vous, pour mon tronc? Des branches je fais Un berceau vert, Et de ton tronc Pour moi, un lit multicolore. Et qui balanceras-tu Dans le berceau vert? Et qui coucheras-tu Dans le lit multicolore? Je me coucherai moi Dans le lit multicolore, Je bercerai ma jeune fille Dans le berceau vert. Je ne te le demande pas, Jeune garçon. M'a grandement balancée Ma chère vieille mère. Elle m'a portée Dans les bras blancs, Elle a fait passer le temps Avec son anneau d'or. Elle m'a lavée entière Avec l'eau propre, Elle m'a séchée Avec la serviette de soie. |
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# 146
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Hab' den Hafer eingesä't In des lieben Vaters Feld, Füttern wird mein Rößlein ich, Das schwarzbraune, muntre Thier. Reiten will ich auf den Marckt, In die Marckstadt, groß und schmuck, Kaufen einen blanken Zaum, Einen schmucken Sattel mir. Und den Sattel leg' ich auf, Lege an den Stangenzaum, Reiten will ich in den Hof, Zu dem lieben Mädchen hin. Komm, mein Mädchen, her zu mir, Gieb mir deine weiße Hand, Deine liebe weiße Hand, Rostet ja das Ringlein schon Hier an meiner weißen Hand. Hab' zwei Brüder, Hetman find's, Sind Gen'räle, groß und schmuck, Doch ich Waise, so allein, Harke Heu auf Wiesengrund. Als ich harkte nun das Heu, Da zerbrach mein Harkenstiel, Und ich eilte in den Hof Zu den lieben Bruder mein. Bruder, laß das Schreiben sein, Mach' die Harke mir zurecht, Eine Wolke hebt sich schwarz, Wird beregnen mir mein Heu. Ich kann das nicht machen jetzt, Eilig schreiben muß ich ja, Muß den Brüdern, die im Krieg. Eilig schreiben einen Brief. |
J'ai semé l'avoine Dans le champ de mon cher père, Je nourrirai mon cheval, Mon brun-noir. Je chevaucherai au marché, Dans la ville au marché, J’acheterai une bride brillante, Une selle élégante. Et la selle je la mettrai, Je l'attacherai à la tige de bride, Je chevaucherai dans la cour, Chez ma fille bien-aimée. Viens, ma fille, plus près au moins, Donne-moi ta main blanche, Ta main blanche, Et ton mot tendre. [le texte Allemand diverge du Lituanien] J'ai deux frères, se hetman, J'ai deux frères généraux,, Et moi une orpheline, Je ratisse le foin dans la prairie. Alors que je ratissais le foin Se brisa le manche de mon râteau, Et je me dépêchais vers la cour, Vers mon frère bien aimé. Frère, arrète d’écrire, Répare mon râteau, S'élève un nuage noir, Il m'arrosera mon foin. Je ne peux le faire, Il me faut écrire vite, Les frères sont partis à la guerre, Il me faut écrire une lettre. |
# 163
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Ach, ich wollte gar nicht, Nicht den Witwer nehmen Ach, ich wollte gar nicht Angehör'n dem Witwer. Darum will ich gehen In das grüne Wäldchen Und mich da verwandeln In den bunten Kukuk. Hinterdrein der Witwer, Mit der blanken Flinte, Mich zu schießen denkt er, Mich, den bunten Kukuk. Doch der Witwer stutzet, Diese Worte sprechend: Ei, das schöne Mädchen, Ei, der Mutter Tochter. * * * Ach, ich wollte gar nicht, Nicht den Witwer nehmen Ach, ich wollte gar nicht Angehör'n dem Witwer. Darum will ich gehen In die grüne Wiese Und mich da verwandeln In die weiße Kleeblüth'. Hinterdrein der Witwer, Mit der blanken Sense, Mich zu mähen denkt er, Mich, die weiße Kleeblüth'. Doch der Witwer stutzte, Diese Worte sprechend: Ei, das schöne Mädchen, Ei, der Mutter Tochter. * * * Ach, ich wollte gar nicht, Nicht den Witwer nehmen Ach, ich wollte gar nicht Angehör'n dem Witwer. Darum will ich gehen In des Flusses Tiefe Und mich da verwandeln In das bunte Hechtchen. Hinterdrein der Witwer, Mit dem seid'nen Netze, Mich zu fischen denkt er, Mich, das bunte Hechtlein. Doch der Witwer stutzet, Diese Worte sprechend: Ei, das schöne Mädchen, Ei, der Mutter Tochter. * * * Ach, ich wollte gar nicht, Nicht den Witwer nehmen Ach, ich wollte gar nicht Angehör'n dem Witwer. Darum will ich gehen In den Rautengarten Und mich da verwandeln In die grüne Raute. Hinterdrein der Witwer, In den Rautengarten Mich zu pflücken denkt er, Mich, die grüne Raute. Doch der Witwer stutzet, Diese Worte sprechend: Ei, das schöne Mädchen, Ei, der Mutter Tochter. |
Ah! je ne voulais pas, Prendre le veuf Ah! je ne voulais pas Ecouter le veuf. C'est pourquoi j’irai Dans la forêt verte Et là me transformerai En un coucou bariolé. Le veuf suit derrière Avec le fusil clair, Il pense me tirer Moi, le coucou bariolé. Mais s’arrête le veuf, En disant ces mots: Eh! jolie jeune fille, Eh! fille de ta mère. * * * Ah! je ne voulais pas, Prendre le veuf Ah! je ne voulais pas Ecouter le veuf. C'est pourquoi j’irai Dans la prairie verte Et là me transformerai En la blanche fleur de trèfle. Le veuf suit derrière Avec la faux claire, Il pense me faucher Moi, la blanche fleur de trèfle. Mais s’arrête le veuf, En disant ces mots: Eh! jolie jeune fille, Eh! fille de ta mère. * * * Ah! je ne voulais pas, Prendre le veuf Ah! je ne voulais pas Ecouter le veuf. C'est pourquoi j’irai Dans la rivière rapide Et là me transformerai En brochet bariolé. Le veuf suit derrière Avec le filet de soie, Il pense me pécher Moi, le brochet bariolé. Mais s’arrête le veuf, En disant ces mots: Eh! jolie jeune fille, Eh! fille de ta mère. * * * Ah! je ne voulais pas, Prendre le veuf Ah! je ne voulais pas Ecouter le veuf. C'est pourquoi j’irai Dans le jardin de rue Et là me transformerai En la rue verte. Le veuf suit derrière Dans le jardin de rue, Il pense me cueillir, Moi, la rue verte. Mais s’arrête le veuf, En disant ces mots: Eh! jolie jeune fille, Eh! fille de ta mère. |
# 172
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Ich will hersingen Ein kleines Liedchen, Ich muntrer Sängerknabe.
Ich will aufschließen Das Liederschreinchen, Heraus die Lieder lassen. Blut fehlt dem Steine, Dem Wasser Flügel, Dem Farrnkraut bunte Blüthen. Mir armem Knaben Mir jungem Burschen, Mir fehlt ein junges Mädchen. Drum Roß und Sattel Will ich verkaufen, Mir ein Web'rin miethen. Da widersprach mir Das junge Mädchen, Hinschreitend durch die Kammer: Nicht Roß und Sattel Sollst du verkaufen, Ich werde für dich weben. * * * Ich will hersingen Ein kleines Liedchen, Ich muntrer Sängermädchen. Ich will aufschließen Das Liederschreinchen, Heraus die Lieder lassen. Blut fehlt dem Steine, Dem Wasser Flügel, Dem Farrnkraut bunte Blüthen. Mir armem Mädchen Mir junger Waise, Mir fehlt ein junger Bursche. Drum Ring und Kränzchen Will ich verkaufen, Mir ein Pflüger miethen. Da widersprach mir Der junge Bursche, Hinschreitend durch den Pferdstall: Nicht Ring und Kränzchen Sollst du verkaufen, Ich werde für dich pflügen |
Je m'en vais pousser Une petite chansonnette Moi le gai chanteur. [mot à mot : Je vais chanter // Une chanson, des chansons, // Moi, le garçon des chants.] Je m'en vais ouvrir L'armoire aux chansons Laisser les chansons s'en aller. La pierre n’a pas de sang, L’eau n’a pas d’ailes La fougère n’a pas de fleurs. Moi le garçon, Moi le jeune garçon, Je n’ai pas de fille. Je vais vendre mon cheval Et la belle selle Je vais embaucher une tisseuse. Alors me contredit La jeune fille, Marchant au travers de la chambre. Ne vends pas ton cheval Ni la belle selle Je vais être ta tisseuse. * * * Je m'en vais pousser Une petite chansonnette Moi la gaie chanteuse. Je m'en vais ouvrir L'armoire aux chansons Laisser les chansons s'en aller. La pierre n’a pas de sang, L’eau n’a pas d’ailes La fougère n’a pas de fleurs. Moi la fille, Moi jeune orpheline, Je n’ai pas de garçon. Je vais vendre mon anneau Et couronne Je vais embaucher un laboureur. Alors me contredit Le garçon, Marchant au travers de l'étable. Ne vends pas ton anneau Ni ta couronne Je labourerai pour toi. |
Notes
"wandu ("vanduo" en Lituanien moderne) be sparnu" signifie textuellement "l'eau sans ailes". Cela peut être une simple comparaison sans prétentions mythologiques. Par contre, "la fleur multicolore" de la fougère appartient aux mythes Lituaniens. On la cueille la nuit de la Saint-Jean et elle vous apporte bonheur et richesse. La chanson dit que cette fleur miraculeuse "manque" en réalité. Ce mythe est très répandu en Europe, Frazer donne une longue liste des pays où on le rencontre (en oubliant la Lituanie).
# 173
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Schon tagt der Morgen Die Mutter wecket: Steh auf, du junges Mädchen! Noch eh' ich aufstand, Fragt' ich die Mutter: Wo ließest du mein Kränzchen? Ich hab' gegeben Dein grünes Kränzchen Im Dorf dem jungen Burschen Ei, Knabe, Knabe Geliebter Knabe, Wo ließest du das Kränzchen? Ich hab's geworfen Da in das Wasser, Dort in des Flusses Strömung. Da schwamm das Kränzchen, Die Schwäne schreien: Das war mir lieb zu hören. Sieh her, sieh her doch, Mein liebes Mädchen, Wie dieses Sträußchen zittert! So wirst du zittern, Mein liebes Mädchen, Wenn du wirst sein die Meine. Fünf ganzer Jahre, Werd' ich nicht schelten, So lang' ich dein mich freue. Hab' ich erfreut mich, Droh' ich mit Ruthen, Mit harten Lästerwörten. Wenn ich aufhebe Nur einen Finger, Willst du wie Wachs zerschmelzen. Sprachst du also, Du loser Knabe, Als du mich einst schwatztest? Nicht schelten wollt'st du, Du wolltest lieben, Mich auf den Händen tragen. |
Bientôt point le jour, La mère réveille: [sa fille] Lève-toi, toi jeune fille! Avant que je ne me lève, J'ai demandé à la mère: Où as-tu laissé ma couronne? J'ai donné Ta couronne verte Dans la village, au jeune gars. Eh! Garçon, garçon, Bien-aimé garçon, Où as-tu laissé ma couronne? Je l'ai jetée Là dans l'eau Là-bas au fil de la rivière rapide. La couronne nageait, Les cygnes piaillaient: Cela me plaisait de l'entendre. Regarde, regarde donc Ma chère fille Combien ce bouquet tremble. Ainsi trembleras-tu Ma chère jeune fille, Quand tu deviendras mienne. Cinq années complètes, Je ne gronderai pas Ce temps je me réjouirai de toi. Me serai-je réjoui, Brandirai-je la baguette, Avec des mot durs. Quand je leverai Seulement un doigt Tu fondras comme cire. As-tu parlé ainsi, Toi garçon malin, Quand tu m’as m'embobinée? Tu ne pensais pas me gronder, Tu voulais m’aimer, Me porter dans tes bras. |
# 189
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# 192
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Mütterchen, du altehrwürdge, Mütterchen, du altehrwürdge, Liebreich, liebreich hast du mich erzogen, Aber liebreich hast mich nicht versprochen. Du versprachst mich dem Soldaten, Dem Soldaten, dem Gesellen; Den Soldaten nehm' ich nicht zum Manne, Des Soldaten Hausthür' öffn' ich nimmer. Ist es nicht Soldatensitte, Nicht von ihnen ausgesonnen, In dem Krug' zu trinken und zu lärmen, Mit der Schenkerin im Tanz zu schäckern? Was der Bursche sich nur denket! Was der Junge nur im Sinn hat! Einen golden Ring läßt er sich schmieden, Meinen Namen läßt er darauf schlagen! Laß du nur das Ringlein bleiben, Nicht verschwende den Dukaten! Ich werd' ihn nicht nehmen, ihn nicht tragen. Nimmer auf die weiße Hand ihn stecken. Ich bekomm' whol einen Bessern Der nicht ist, wie du, ein Säufer, Der schon hundert, hundert hat vergenden Und das Seinige schon längst vertrunken. So bedenke doch, mein Mädchen, Meine liebe, zarte Nelke! Werde nicht mehr gehen, nicht mehr trinken, Nicht des Kruges Thüre wieder öffnen. Hättest du's vorher gesagt nur, Nur ein Wort mit mir gesprochen, Hätt' ich ihn genommen und getragen, Und mit dir, mein Knabe, mich vereinigt. |
Petite mère, ancienne vénérée, Petite mère, ancienne vénérée, Avec amour, avec amour tu m'as élevée Mais tu ne m'as pas promise avec amour. Tu m'as promise au soldat, Au soldat, au garçon; Le soldat je ne prendrai pas comme mari, Du soldat la porte je n'ouvrirai jamais. N'est-il pas inventé par un soldat, N'est-il pas imaginé par un soldat, De boire à la cruche et de faire tapage, Avec la cabaretière de flirter en dansant? Que se croit-t-il ce garçon! Quelle pensée a ce jeune! En forgeant un anneau d'or, En y frappant mon nom! Ne forge pas cet anneau, Ne gaspille pas les ducats! Je ne le prendrai pas, ne le porterai pas. Jamais je ne le mettrai sur les blanches mains. Je trouverai bien un meilleur Qui n'est pas comme toi, Qui a déjà gaspillé des centaines de ducats, Pour s’acheter de l’alcool. Change ton avis ma jeune fille, Mon doux oeillet bien-aimé! Je n'irai plus, je ne boirai plus, Je n'ouvrirai plus la porte de la cruche. Tu m'aurais dit cela avant, Seulement parlé un mot avec moi, Je l’aurais pris et porté [l’anneau] Et avec toi, mon garçon, je me serais entendue. |
# 193
Ist meine grüne Seide.Notes:
Le mot pour bière est "alus" en Lituanien moderne, désignat aussi bien la blonde que la brune. Bien entendu cela rappelle l’expression magique ALU que l’on trouve sur tant d’inscriptions runiques.
L’Allemand "rothäugig" rend mal le Lituanien 'margoji' qui signifie ‘multicolore’ avec la nuance d’amplifier les variations de couleur.
La traduction allemande utilise le mot " Haff ", le port, pour rendre le fait que deux mots signifient " la mer " en Lituanien.
# 199
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Ging im Regen, ging im Schnee hin, Suchend einen braven Burschen. O mein Gott, meine liebes Gottchen, Einen schlechten Burschen fand ich. Mit halbleinenem Gewande Und dasselbe ohne Aermel. Ach, mein Mädchen, meine zarte, Eine Pferdedecke kauf' ich, Laß hinein mit Aermel stechen, Um den Rock zurechtzustutzen. |
Je m'en allais dans la pluie, dans la neige, Cherchant un gentil garçon. Oh! mon Dieu, mon Dieu bien-aimé, J'ai trouvé un si mauvais garçon. Ses vêtements pendent à moitié, Et sont sans manches. Ah! ma jeune fille, ma douce, J'achète une couverture de cheval, Que je puisse y coudre des manches, Afin de raccourcir correctement mon vêtement. |
# 203
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O rauschet, klaget, Ihr Bäum' im Walde, Noch klein sind meine Brüder. Es werden wachsen Die kleine Brüder, Die Bäum' im Walde fällen. Im Walde fällten, Am Wald' behauten, Am Wege sie es führten. Und sie erbauten Ein buntes Höfchen, Der Ecken hatt' es achte. An jeder Ecke Ein Lindenbäumchen Mit neun belaubten Zweigen. Auf jedem Zweige Ein bunter Kukuk Mit lieblich süßer Stimme. Und diese Kukuk Die schönen Vögel, Sie riefen jeden Morgen. Bis weg sie riefen, Bis weg sie locken, Die Tochter von der Mutter. Weg von der Mutter Die zarte Tochter, Die Schwester von den Brüdern. Ei, so besuchet Die Schwester, Brüder, Sei's auch auf Sommerwegen. Ei, so besuchet Die Schwester, Brüder, Sei's auch auf Winterwegen. Auf Sommerwegen In dunklen Nachen Mit schönen, seidnen Segeln. Auf Winterwegen Im neuen Schlitten Mit dunkelbraunen Rosse. |
Oh bruissez, résonnez, Vous les arbres de la forêt, Petits encore sont mes frères. |